VERTIGE
Les faits de foicination liée à la peur, ceux qui ne lent pas fabuleux, rentrent aussi dans le vertige ; et la peur est aisément remplacée par la passion mal définie isrétre faible que le fort domine ou auquel il impose. Bofln il y a le vertige du crime, si le crime peut être où Il liberté n'est pas. La monomanie homicide , dont lUstoire n'a que trop de documents préparés dans les MUMles des tribunaux et des maisons d'aliénés, n'est Ntae chose que l'effet d'une possession constante ou ■tannittente de l'imagination par l'idée de la possibilié d'ua meurtre à commettre : le monomane répond Éftriablement au juge qu'une pensée qui l'obsédait Imds intérêt aucun, c'est le cas frappant) a été plus ktU que lui et qu'il a obéi. En d'autres temps, un tel konme se t^royait possédé du démon. Il pouvait aussi IBcroire guéri par l'exorcisme, et l'élre effectivement en Bonséquenpe. On comprend par là que certains crimes pnnrent être contagieux. Enfin le mélange des pensées entablement volontaires et criminelles avec l'obses- ÎOD de l'imagination et de l'exemple est un cas qui doit Ibe fréquent. Je reviendrai ailleurs sur la monomanie |V'§xii).
Un cas plus innocent est celui de ces illusions qui kinsforment en de nouvelles lois de la nature, ou ■tme en actions surnaturelles , les effets de mouve- ■ents musculaires inaperçus, aux ordres de l'imaginaion, de la passion ou de l'extase. Une superstition fhysique, si Ton peut parler ainsi, a fait le tour du Vobe, et peu s'en faut qu'une religion n*en soit née. U &it le plus élémentaire, et des plus anciennement
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connus, est ici l'oscillation d'un pendule, à fil tenu entre deux doigts, et dont les battements commencent, se succèdent, atteignent une amplitude voulue, larépè» tent, puis se ralentissent , le tout conformément & l'at^ tente de l'opérateur, qui pense n'y pas contribuer. CV ainsi qu'on fait sonner l'heure à un anneau suspendadans un verre. La moindre contraction d'un muscle, ce degré où elle devient insensible pour la conscienei est capable de déterminer, de modifier une împulsicmi et, en vertu de la loi dont j'ai cité tant d'exemples, k représentation vive et l'attente du mouvement sufOseÉ pour que les organes se portent spontanément A II produire. En effet, l'expérience réussit à quelques pe» sonnes , et manque nécessairement pour toutes quant le petit appareil est disposé de manière à annuler k transmission de l'action musculaire au pendule. Ai reste, le phénomène prétendu merveilleux se varie dM plusieurs manières, sur lesquelles je n'ai garde de m'ar4 rôter. Les applications du principe sont faciles. Main j'ai dû rapporter le cas le plus net, et le plus curieui par sa petitesse môme, de la grande loi qui lie l'acli organique avec la représentation simple et la moirt passionnelle possible du mouvement prévu.
Remarquons encore que l'explication n'est pas iiH suffisante, comme on pourrait le croire, pour les mon^ voments communiqués à des objets sensiblement résis^ tanls; mais il faut tenir compte de plusieurs autren circonstances. L'effort est souvent appliqué à l'extré-»^ mité ou dans quelque autre partie du mobile, où la loi! du levier le multiplie. D autres fois plusieurs personnes