‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 81 sur 193 · VICE COMMUN AUX DEUX SYSTEMES · texte numérisé non relu

VICE COMMUN AUX DEUX SYSTEMES

nent dite, un motif, où ce qu*on appelle volonté n'entre léjà comme élément (savoir en cela qu'il est évoqué maintenant parmi d'autres motifs également possibles); st l'argumentation du déterminisme est à l'instant renrersée.

Ainsi les deux doctrines s'accordent dans le fond à donner la volonté comme indifférente de sa nature. Seulement, l'indifférence est active ici, et là passive. Le nerf des démonstrations que j'ai rapportées n'est pas autre. Cela posé et pour toute réfutation :

Il faut nier que la volonté soit indifférente. Ce qui est indifférent, c'est l'abstraction personnifiée de la volonté, c'est l'homme considéré comme volonté pure ; et cet homme est une chimère, et cette volonté n'est rien.

Il faut nier que la volonté suive les déterminations intellectuelles et passionnelles, quand ces déterminations elles-mêmes. impliquent la volonté. Ceci contre le déterminisme.

Et il faut nier que la volonté soit jamais dépouillée de toute représentation intellectuelle ou passionnelle, et paraisse ailleurs que dans l'intervention d'un motif automoteur. Ceci contre l'indifférentisme.

La nature humaine, considérée comme une donnée nécessaire et formée d'une série prédéterminée de passions et de raisons, cette nature, si on en juge sur les apparences de la conscience soi-mouvante , est une abstraction, aussi bien que la volonté séparée. Et ces apparences-là sont l'expérience même de la réflexion H de la délibération.

Lorsqu'à la place de la formule à termes abstraits :

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