ÉLÉMENT PASSIONNEL
du témoignage de notre existence et de toute connaiisance possible.
La nécessité est donc le caractère d'un groupe de jugements qui forment, pour user ici d'une comparaison naturelle, et l'ossature, et le système circulatoire, en un mot toutes les fonctions organiques de la consdenn et de ses rapports. Je dis la nécessité, parce ^e noo y cédons tous, en tant que nous sommes et yivons,4 que, moralement, nous devrions encore l'embrasser r un doute sérieux et durable pouvait nous y atteindre. Elle n'est pas tellement rigoureuse toutefois qu'ia' doute extrême et spéculatif, et en quelque sorte hypo-i thétique lui-môme , ne nous trouve accessibles. La r^^ flexion n'est point anéantie par la force de l'instinct. Un»^ réflexion réelle, précédant Taflirmation, fait toujoun de celle-ci un mode volontaire ; autrement la conscicnœ ne se témoignerait pas tout son pouvoir, et l'homme M' se connaîtrait pas.
Au reste, en parlant de l'indissolubilité des fonctions, je n'ai pas entendu qu'elles. fussent toutes insé-' parables défait et en acte, dans les déterminatio» ■ quelconques de la conscience. La volonté, la demièrt; venue quand on s'élève de l'animal à Thomme, cil absente d'un très grand nombre d'actes instinctifs, hi-' bituels, ou passionnellement spontanés; et nous venom de voir que les philosophes seuls la voient intervenir' dans la classe des jugements primitifs et fondamen* taux. Mais il suflit ([u'elle existe toujours en puissan* . et se représente au moins comme telle, sitôt que la réflexion apparaît, pour qu'on ne puisse éviter d'en tenir