DE LA REPRÉSENTATION
ment aisément y on le sait, en idoles de spéculation, et il n'est question pour moi que de définir les caractères incontestables de ce qui incontestablement existe.
* La division du représentatif et du représenté a cela d'excellent qu'elle est essentielle au discours et, en quelque sorte, plus grammaticale que philosophique ; qu'elle est inexpugnable, admise universellement, et nécessairement étrangère à tout système. Mais il faut pour cela s'abstenir d'ériger ces termes en entités et de prendre l'idolologie pour méthode.
J'entends par ce mot idolologie, que j'aurais voulu n'avoir point à forger, mais dont la suite de mon travail éclaircira le sens, un procédé nécessaire de l'esprit , nécessaire et sujet à une forte illusion. Toutes les fois que certains éléments d'une représentation sont distingués par une analyse, ou groupés systématiquement dans une synthèse , un tout se forme et se pose ; rien de mieux ; mais on ne s'arrête pas là ; on entend que les relations, sous condition desquelles cette opération s'est faite, disparaissent comme l'échafaudage inutile d'un édifice achevé , et que le tout qu'on a constitué demeure à part, debout, comme de lui-même, en lui-même. Le but principal d'une bonne méthode est de reconnaître de telles illusions et de les dissiper.
Ainsi, l'utile généralité du mot phénomène nous permettra de le foire servir à la désignation des choses, non plus en tant que pleines représentations seulement, mais aussi en tant que représentées, ou en tant