EN MOI ET HORS DE MOI. H
j'ai raison alors dé poser les représentations avant et par-dessus le moi et indépendamment du mou Est-ce plus et autre chose que cela? j'affirme que les représentations , sans lesquelles en tous cas ce mot n'est rien, offrent à la science un fondement plus profond, plus sûr et le seul qui soit inébranlable. C'est ce que la suite et l'ensemble de mes études prouveront, si ce n'est déjà assez manifeste.
Mais on peut me dire : En posant des représentations, et c'est un droit que nous vous accordons sans peine, vous posez aussi vos représentations, vous qui pensez et qui nous parlez , vous admettez donc les représentations en vous, et, à cet égard, elles ne sont pas moins évidentes; peut-être môme le sont- elles plus, et mieux définies; donc enfin vous connaissez , ne vous en déplaise , et vous connaissez antérieurement à tout le moi et ses représentations ?
Je réponds que, dans ce moi que Ton m'objecte, je ne connais précisément rien de plus que des représentations. Ce qui fait que je les appelle miennes, c'est qu'elles sont liées entre elles (phénomènes de sensation , de conception } de mémoire , de raisonnement, etc.), et liées à certaines autres (phénomènes matériels et organiques ) , de manière à former un tout distinct et qui a ses lois propres. Ce tout est le moi, ou plutôt tel moi, le mien, que je ne confonds avec aucun autre ; ce tout est un composé de phénomènes, dont il m'estpermis de rechercher la nature, et non de poser d'abord l'existence comme quelque chose de simple et de primitif; ce tout enfin ne m'est