‹ Essais de critique généraleChapitre 15 sur 139 · LA REPRÉSENTATION N* IMPLIQUE · texte numérisé non relu

LA REPRÉSENTATION N* IMPLIQUE

représenté que partie par partie, dans ses éléments, qui sont des représentations. Il est vrai que ces représentations se signalent par un caractère commun, la conscience, dont chacun peut être tenté de foire la définition de son moi propre; mais séparons cette conscience, et de la mémoire, et de l'imagination, et de leurs objets, c'est-à-dire d'une foule de représentations différentes d'elle-même ; elle moi propre aura disparu. La conscience et le moi, considérés d'une manière générale, ne me définissent pas, mais appartiennent à toute représentation, car toute représentation a deux faces, le représentatif et le représenté.

En résumé, lorsque j'ai défini la chose en tant que représentation, et que je l'ai nommée fait, ou phénomène, j'ai posé le fait sans distinction de moi ou de non moi ; je l'ai posé en soi, si l'on veut bien entendre par ces mots dont il a été tant abusé, non pas l'existence absolue, je ne sais ce que c'est, mais l'existence relative sous des conditions quelconques.

Jbm représentation n'Implique rien que nés propre*

éléments»

Pour que le philosophe eût le droit de poser un principe de la connaissance autre que la représentation, le phénomène, il ne suffirait pas qu'on pût trouver dans la représentation même un point d'appui pour établir intelligiblement quelque autre chose qu'elle : cette prétention que nous verrons n'être pas

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