PREUVE QUANT AUX FAITS REPRÉSENTATIFS
tifs ou supports exigés par la grammaire , et les seu 1s aussi qui soient donnés à la représentation selon l'expérience, impliquent des phénomènes définis et n'aboutissent point à des choses en soi.
Second aveu : L'attribut lui-même ne se manifesta que par ses modes ; c'est-à-dire que nous connaissons bien nos pensées, mais nullement notre pensée ou la pensée j et que l'adjectif qui pense n'a de valeur qu'avec accompagnement de certaines conditions tant d'objet que de sujet. En effet , comment la pensée se penset-elle jamais si ce n'est comme pensée de tel ou pensée de ceci? Il en est de même de V appétit , de la force et de tout ce dont on peut vouloir faire un attribut principal de la substance. Donc , l'attribut n'est pas plus connu en soi qu'il ne fait connaître une autre chose « en soi.
Enfin les modes, par leur définition même, sont dans la substance et ne sont pas en soi , et il ne reste dès lors aucun moyen de fixer comme en soi quelque chose que ce puisse être, sachant ce que c'est que celte chose.
On peut regarder les attributs comme assez connus en qualité d'idées générales , telles que penser , vouloir , etc. , indépendamment de tel ou tel des rapports que ces idées mènent à leur suite; il est vrai, mais on doit avouer que tous ces rapports ne sauraient être supprimés à la fois sans que ces idées elles-mêmes se trouvent anéanties pour la représentation. Et alors, qu'affirme-t-on en affirmant le penser en soi , le vouloir en soi? Parmi les rapports dont nous parlons , il
en est un , celui du sujet à l'objet dans le penser ou dans le vouloir, dont la séparation est tout à fait impossible, et ce rapport en implique nécessairement d'autres, attendu que le penser du penser ou le vouloir du vouloir , toute détermination exclue , sont des conceptions vides et ne nous représentent rien. Le général n'existe pas plus sans le particulier que le particulier n'est intelligible sans le générai On voit que de procbe en proche on arrive à rétablir dans la prétendue chose en soi , et comme ses indispensables éléments, tout cela précisément dont il faudrait qu'on pût la séparer.
La plus générale de toutes lés idées , Fidée d'être est aussi l'exemple le plus frappant qu'il soit possible 'de citer à l'appui de l'impossibilité de concevoir une chose en soi. Qu'on dépouille cette idée de tout caractère impliquant relation , par conséquent de toute qualité, de toute quantité, et voilà que dans l'état d'indétermination ou plutôt de vacuité où on la pose, elle n'a plus rien en soi, et c'est alors vraiment qu'elle est en soi. Elle n'a, dis-je, plus rien qui la distingue de l'idée du néant.
En résumé, je puis dire :
Tout représentatif, aussi bien que tout représenté, implique des relations. Si donc nous posons la chose en soi, la substance, à part de toutes relations, la chose en soi , la substance , n'ont rien de commun 3vec la représentation, et alors ne sont pas , ou sont pour nous comme n'étant pas. Si , au contraire, nous posons les relations dans la choie en soi , ce qui ae