DE CONTRADICTION
tradictoires, doivent être antres sous le même rapport. Soient Y homme raisonnable et Y homme mortel; rai" sonnable et mortel expriment divers rapports de l'homme et ne sont pas contradictoires , bien que tout à fait autres ; mais soient A nombre deux et A nombre trois; deux et trois sont contradictoires ici, parce qu'ils posent un même rapport, celui delà détermination numérique, et que sous ce rapport ils sont autres. Il en est de même de deux couleurs, A rouge, A bleu ,*etc. , etc.
On voit que le contradictoire rentre dans Yautreâ et sous quelle condilion. On voit aussi que le contradictoire n'est pas toujours un contraire. Les contraires logiques sont des termes tels, que l'un exprime tout Vautre ou l'ensemble des autres que l'autre (exemples, Y organisé et Y inorganisé qui comprennent une grande sphère de la connaissance, ou le juste et Vinjusle qui n'épuisent qu'un sujet plus déterminé). Ces contraires sont des cas particuliers du contradictoire et par conséquent de l'autre, auquel le contradictoire, a été ramené. Quant aux contraires mal définis qui figurent quelquefois dans le discours, ils n'ont aucun intérêt pour la science. Je crois que ces remarques n'étaient pas inutiles pour éclaircir ce qu'on laisse ordinairement de vague dans la notion de la contradiction qui doit être la plus claire de toutes.
En résumé, je proposerai pour le principe d'identité dans la proposition l'énoncé suivant comme le meilleur : Un terme n'est point à la fois le même et l'autre qu'un autre terme , sans succession , sous le même rap-