PRINCIPE DE DISJONCTION
condition n'est pas la même pour les deux prémisses : la première étant vraie, ainsi que la conclusion, la seconde peut être fausse en ce sens que sa contraire soit vraie (on peut avoir simultanément m=zeq, p=eqy p=e (non m); la seconde étant vraie, ainsi que la conclusion , la première peut être fausse ; mais alors sa contradictoire est vraie, non sa contraire (on peut avoir simultanément p = em9p = eq, em=e (non q). (Exemples de ces deux cas : tout Français est homme ; or, tout Anglais est Français, donc tout Anglais est homme. Tout homme est Européen ; or, tout Français est homme, donc tout Français est Européen.)
Je ne pousserai pas plus loin cette analyse qu'il est aisé de compléter et d'étendre aux modes négatifs et particuliers.
Principe de disjonction, — C'est encore au principe d'identité que se rapporte un mode de raisonner, dont l'usage est grand dans toutes les sciences : la division ou disjonction. Deux propositions étant données comme exclusives l'une de l'autre, soit, sous la forme disjonctive et alternative, A est B ou C, et avec le sens de cette autre formule, A nest pas à la fois B etC; lorsqu'il est établi d'ailleurs que A est B, on conclut A nest pas C, et lorsqu'il est établi que A nfest pas B, on conclut A est C. Le raisonnement se fonde sur ce que les deux propositions, A est B, A est C, ne sont ni vraies ensemble, ni fausses ensemble, c'est-àdire sont contradictoires ; il faut donc qu'elles puis*