DU PROBABLE
la possible-unité qui rendrait cette détermination pra-» ticable.
Sur ce qui précède on doit reconnaître que le probable est un possible plus ou moins possible et en quelque sorte plus ou moins nécessaire; il exclut le nécessaire qui ne souffre aucune ambiguïté, et il n'exclut pas moins le pur possible qui réclame une ambiguïté , une indifférence entières. La probabilité dont
la mesure est * est la seule qui réponde à un possible
simple ; mais l'échelle des probabilités, depuis - jus-
qu'à 1 dans le sens ascendant, et depuis ~ jusqu'à 0
dans le sens descendant, marque des degrés de possibilité entre les limites extrêmes du nécessaire positif et du nécessaire négatif. Le probable est donc une synthèse du nécessaire et du possible.
Les partisans de la nécessité se sont plus d'une fois inscrits en faux contre le calcul des chances sur ce fondement que la probabilité plus ou moins grande attribuée à deux événements dont l'un certainement sera, dont l'autre certainement ne sera pas, est une conception absurde. Mais même à ce point de vue, en admettant que l'un ou l'autre, déterminément, sera, on peut répondre que l'attente du futur ignoré se mesure ; nous avons vu comment ; et de fait les hommes conforment leur conduite à des appréciations de cette sorte, et le résultat les justifie en vérifiant la loi des grands nombres.
Les partisans du hasard pourraient aussi nier la