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ne savons même pas s'il peut en être posé une à priori: je l'ai fait voir en traitant des possibles.
Puisque le monde est soumis à la catégorie du devenir, que cette catégorie à tout moment le représente et le détermine intérieurement, et que cependant il est interdit a la science de poursuivre l'analyse et de former la synthèse de cette détermination, il faut essayer de tourner la difficulté, ou du moins de résoudre en partie le problème, en bornantla recherche au premier et au dernier terme du devenir considérés à priori.
Nous avons déjà traité du premier terme à propos de la synthèse de durée du monde. La preuve de l'existence de cette limite des phénomènes, à parte ante, se résume ainsi :
Si le devenir n'avait pas commencé, ou il ne serait point, ou le nombre de ses termes serait sans nombre» La première hypothèse renverse l'expérience, et la seconde le principe de contradiction. Ou bien on ad* mettra que les phénomènes ne sont pas vraiment séparés dans le temps, et qu'il n'y a pas lieu de leur appliquer le nombre. En d'autres termes, on contestera la loi de succession et le devenir lui-même en tant que réels. On s'inscrira en faux contre la représentation, et cela sans doute sur la représentation comme fondement. C est retomber dans la contradiction d'une autre manière.
Le premier terme a quelque chose d'incompréhensible, non dé contradictoire* U est incompréhensible