VIII AVANT-PROPOS
théologifiie§ et les questions de dogme remplacer la philosophie pure et Fétude des sciences naturelles. Parmi ces (pestions, il n'en est pas qui iltirent plus les esprits que celles de la création, de l'origine et du premier état des âmes et de leurs destinées après la mort. Origêneles a traitées avec une originalité et une hardiesse qui ont surpris et souvent scandalisé les théologiens cla::':8isii:tei&p #liiii plus eoeore leurs successeurs. II ne reconnaît qu'une création éternelle donnant laissance à dm mmêm. mm mimbre. Il ne reconnaît que des âmes libres, égales entre elles, qui se sont elles-mêmes rendues inégales par l'inégalité de leur volonté dans la poursuite du bien et dans la fuite du mal. La chute qui a entraîné un grand nombre d'enti©:' 'Olis.^ n'est piiîîil' îfréparable. Se relevant par l'expiation et par le repentir, toutes atteindront la béatitude finale. C'est à l'occasion du savant Ivre de M. Denis, couronné par l'Académie des sciences morales et politiques, que j'ai été amené à m'occuper d'Origène et à signaler entre sa doctrine et certaines traditions kabbalistiques et mazdéiennes des ressemblances twp négligées jusque-là.
C'est un autre hvre non moins savant et également couronné par la cinquième dasse de l'Institut, HKsfoire de la philosophie scolastique par M. Hauréau, qui m'a donné l'idée d'une étude sur la philosophie du moyen âge. C'était déjà, je crois, rendre aux esprits cultivés, mais un peu étrangers aux arides recherches de l'érudition, lin service d'une certaine valeur que de leur faire connaître, dans ses éléments essentiels et dans ses cipclusions les plus importantes , l'ouvrage de