‹ Essais de critique philosophique [microform]Chapitre 30 sur 97 · M. Hauréau, p · texte numérisé non relu

M. Hauréau, p

ESSAIS I& CRITIQUE fULOSOPHIQUE

individualité, comme il fait de la matière déterminée la condition de Findividualité chez tous les êtres de la nature. Père de ranimisniô, il voit dans Tàme le principe de la vie physiologique aussi bien que de la vie morale et intellectuelle. Il ne s'arrête pas là; même séparée du corps, rame, selon lui, n'est individualisée que par son aptitude à être unie ànn corps. Cependant elle n'est plus pour lui, comme pour Aristote, la simple forme du corps, elle est une forme séparable, c'est-à-dire une substance, un être véritable. Même ses facultés ne sont pas de simples formes ou de pires abstractions de l'esprit, ce sont des propriétés efficaces et ce que l'école écossaise appelle des pouvoirs. Parmi ces facultés, il y ea a iUli, Hntelligence active, qui, tout en exerçant son activité sur des données fournies par les sens, les dépouille de ce qu'elles ont de sensible et de particulier, pour les élever au rang des notions intelligibles. C'est ainsi qu'elle connaît les principes naturels, identiques chez Ions les hommes, et qui sont imprimés dans nos âmes par la puissance divine *. C'est ainsi encore qu'elle a l'idée d'une loi naturelle, d'un droit universel, qui étend sa protection sur Fhunianité entière, et qui, n'étant pas une œuvre humaine, ne peut être qu'une révélation naturelle dont la source est en Dieu *.

Page 1