FRANÇOIS THUROT
Comme nous l'apprend VAvertîssement placé en tête des Mélanges de François Thurot \ ce recueil est un monument élevé à la mémoire de Tauteur par la piété de sa fille et de son neveu, M. Charles Thurot, membre de ITnstitut. Les écrits de nature très diverse dont il est formé embrassent une période de plus de trente ans et se rapportent à presque toutes les questions de littérature, de philosophie, d'histoire, d'enseignement, dont l'esprit public était alors occupé en France. La plupart sont des articles publiés successivement sur des livres plus ou moins importants dans les journaux et les Revues de l'époque. On m'accordera qu'il est difficile de ramener cette variété à une vue d'ensemble et à un jugement équitable sur l'homme et sur ses opinions. Même quand on ne veut s'attacher qu'aux traits les plus saillants de sa physionomie intellectuelle, on trouve encore dans François Thurot un érudit, principalement un helléniste, un critique et un philosophe. Personne n'était plus propre
1. Mélanges de feu François Thurot, professeur au Collège de France, membre de Tlnstitut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres). — Grand in-S», chez Firmin Didot et 0% Paris, 1880.
240 ESSAIS DE CnmOOE PHILOSOPHIQUE
que M. Egger à faire connaître le critfqne et I helléniste et
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lune sans pouvoir se resigner à entrer dans l'autre f..f en quelque sorte étouffé entre les deux. Ni eî France nïï 1 étranger, les historiens et les critiques de la phirsonhie ne daignent se souvenir de lui. Ils citeront pîutôt le Sl«! obscur et le plus inintelligible pédant de iSma'ne' le pfau. servile adhérent du positivisme anglais de noî Sr «oel auteur du livre, pourtant si intéressant à tous iS pom s de vue, De l'entendement et de la rail ' et ce u qu. le premier parmi nous a élargi le cadre d^s étude
de la politique et de la logique dans l'antiquité. On oublié frop souvent o« plutôt l'on oublie tout a^ fait que cet e
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la traduction de plusieurs œuvres de Platon et d'Aristote Ne a Issoudun en 1768, il est d'abord destiné à la prls- Jon d ingénieur, et, après avoir terminé ses preEres «udes 11 entre à l'Ecole des ponts et chaussées S '
StLtt i^'T î" 'T'''^' ^" condamnas excès, et dont il est reste jusqu'à la lin de sa vie un par-