‹ Essais de critique philosophique [microform]Chapitre 65 sur 97 · Le Citoyen français, numéro du 19 fructidor an X · texte numérisé non relu

Le Citoyen français, numéro du 19 fructidor an X

2. L'enseignement de Laromiguière a duré de 18H à 1813; celui de Royer-Collard de 1811 à 1814.

il en a été lUi des propagateurs les plus actifs et des champions les plus zélés. Peut-ôtra aurait-il été amené par la rectitude naturelle de son jugement à les abandonner plus tôt, s1l ne les avait pas vues en butte aux sarcasmes et à l'aversion de celui qui fut pendant quatorze ans le maitre absolu de la France. On raconte que, pendant une de sis réceptions hebdomadaires, Napoléon, passant près de Fontanes, lui dil de son ton le plus impérieux : « Fontanes, grand maître de TUniversilé, du positif! du monarchique! Pas de billevesées métaphysiques!... idéologiques », s'empressa-t-il d'ajouter en apercevant tout près de lui Deslult de ïracy.

François Tbofil Hfiit surtout du goût pour la grammaire générale, à laquelle il est resté fidèle même après la transformation de ses opinions philosophiques. En 1796, il accepta de la commission de Tinslruction publique la mission io traduire dans noire langue YHermés de Jacques Harris, il il il précédir St traduction d'un Discours préliminaire qui, pour le temps où il a été écrit, fait beaucoup d'honneur à son érudition et à sa sagacité, et complète sous ilen des rapports l'ouvrage anglais. Un an plus tard il fait sur le môme sujet, au Lycée des étrangers , «le suite de leçons auxquelles il osl fWiiU im& mi âge mûr avec upe prédilection marquée, et que ses héritiers ont eu le bon esprit de recueillir dans ses Œuvres posthumes K Enfin, même dans son ouvrage le plus accompli, celui où sa pensée a atteint son dernier développement, et qui a pour litre Be l'entendement et de la raison^ la grammaire générale lient encore une très grande place.

François Thurot, ainsi que la génération philosophique à laquelle il appartenait, avait-il tort d'attacher tant d'importance à la grammaire générale? Je ne le pense pas. Si dédaignée qu'elle soit aujourdliî par li philosophie et par la philologie, la grammaire générale n'en reste pas moins une base indispensable de l'une et de l'autre. La philoso-

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