XII AVANT-PROPOS
ticisme alexandrin se mêlait, comme chez Paracelse, aux rêves de l'alchimie el à la pratique du libre examea.
Je passerai rapidement sur Antoinette Bourignon qui, d'ailleurs, tieii lue très petite place dans ce volume. Supérieure à Mme Guyon par la vigueur de l'esprit et l'originalité des idées, Antoinette Bourignon nous offre Pexemple d'un mysticisme particulier, sur^ tout chez une femme plus métaphysique que religieuse, pftis teorable au raisonnement et à ce qu'on pourrait appeler une libre philosophie, qu'au sentiment exalté de la foi et au respect des dogmes révélés. Plus d'un siècle avant les philosophes du xviiic siècle, elle réclame pour toutes les religions, sans en excepter le judaïsme, la plus large tolérance, confondue dans son esprit avec la charité. Au reste, toutes les religions, pour elle, se réunissent en une seule qui existe depuis le commencement du monde et qui durera étemellement, me rdigion qui se passe de miracles et de culte.
En rendant compte dans le Journal des Savants * et à l'Académie des sciences morales et politiques, de V Histoire de la philosophie en France au XÎX" siècle par M. Ferraz, j'ai exposé avec quelque étendue et jugé selon mes convictions les doctrines de Joseph de Maistre et de Bonald. Je m'itais déjà occupé plusieurs fois, dans mon cours d'histoire du droit naturel, de ces deux adversaires de toutes les liberté^ consacrées âaii la acidélé moderne. J'avais sur chacun d'eux des