XI? AVANT-PROPOS
tenter à in homme tel que celui qui est l'objet de son culte « une accusation de plagiat et un procès en confrefeçoi ». Wm expressions mmi fortes, car m sont bien celles que M. de Margerîe emploie, sont tout à fiait déplacées M et ne répondent en aucune manière à ma pensée.
Tout d'abord il faut écarter le mot contrefaçon qui ae s'applique qu'à Fîndustrie, 1 désigne l'imitation servile, faite dans un but de lucre, non seulement des inventions du pfocllilat W«îs chi signe qui en garantit l'authenticité, ou de ce qu'on appelle la marque de fabrique. Le plagiat s'exerce sur les choses de l'esprit et il consiste à s'attribuer, en cachant avec soin le nom de l'auteur original, une partie ou la totalité de l'œuvre d'autrui, ses expressions aussi bien que sa pensée. Est-ce un acte pareil que j'ai imputé à Joseph de Maistre? Je ne pouvais pas même y songer. Sachant ce qu'est Joseph de Maistre et l'ayant étudié de près, j'ai dit seulement qu'il avait emprunté à Saint-Martin les idées que j'ai rappelées tout à l'heure, en leur donnant un tour personnel et en les employant au profit de ses conclusions monarchiques et ultramontaines. On n'est pas pour cela un plagiaire. La seule question à résoudre, c'est de savoir si le fait est vrai, si l'emprunt que j'ai signalé existe réellement. Eh bien! après avoir Im attentivement l'argumentation de M. de Margerie, j'ose affirmer qu'il est incontestable. Il suffit, pour en être convaincu, de comparer entre elles, sans parti pris, les citations que j'ai puisées dans les deux auteurs. De Maistre lui-même, loin de dissimuler ce qu'il doit à son mystique contemporain et à quelques autres