‹ Essais de critique religieuseChapitre 24 sur 41 · IV · texte numérisé non relu

IV

le.

Viens avec moi du liban, ma fiancée,

Viens avec moi duLiban !

Regarde du sommet d'Amana,

Dn sommet de Sénir et d'Hermon,

Où sont les antres des lionnes^

Où sont les trous des léopards.

Tu enhardis mon cœur^ ma sœnr fiancée.

Ta enhardis mon cœur d'un seul de tes regards,

D'un seul des chaînons de ton cou.

Que ton amour est doux, ma s(jeur fiancée !

Combien cet amour est meilleur q[ue le vin I

L'odeur de tes parfums est plus suave que tout baume,

Tes lèvres distillent du miel vierge, ma fiancée,

Du miel et du lait sont sous ta langue <

Et l'arôme de ta robe est comme le souffle du Liban.

Tu es un jardin fermé, ma sœur fiancée.

Une source bien close, une fontaine scellée.

Tes plantes sont un parterre de grenadiers.

Avec les plus nobles fruits, des cyprès et des nards.

Des nards et des crodus, des glaïeuls et des cannelliers»

Et toute sorte d'arbres odoriférants,

La myrrhe et Faloës, et toutes les plantes de senteur

les plus précieuses.

Source des jardins, fontaine d'eau vive Des ruisseaux du Liban ! •

< Théocrite (Idyll, xx, te et 27} présente an parallèle très-ressemblant à cette manière de décrire le charme inhérent à la voix d'une personne aimée :

16. Lève-toi, vent da Nord, Et viens, vent da Midi, Soufflez dans mon jardin, Qu'il exhale ses arômes !

Que mon bien-aimé vienne à son jardin Et qu'il mange de ses nobles firuits!

y, 1 . « Je viens à mon jardin, ma sœur fiancée, > Je cueille ma myrrhe et mon baume»

» Je mange mes rayons et mon miel, V Je bois mon vin et mon lait. •

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