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pltnte vivaod quelques principe» roligiMacfitmonu d'uM ftimplûâté parfaite, maia en même tempe d'une richeaae intérieure incalculable. Rien de plus frappant de vérité qua les enseignements dans lesquels Jésus compare son œuvra à une imperceptible graine mise en terre et possédant en elle-même l'énergie voulue pour devenir le plus grand dea arbres. Par une expression d'une rare beauté « Notre Père qui est aux eieux n il purifie l'idée de Dieu des notions mesquines où grossières que le monothéisme juif avait re*tenues et quelquefois renforcées. Rien de plus absolu et aussi de plus attirant pour l'homme que cette conception de Dieu, en dehors de laquelle, comme nous l'avons dit, nous ne saurions pas adorer. Quant au rapport que l'homme doit avoir avec Dieu pour réaliser la vraie religion, l'essentiel selon le Christ, c'est que l'homme, se dépouillant de toute illusion sur ses propres mérites ou ceux des choses extérieures à lui, telles que la naissance» la race, les œuvres de dévotion, les traditions, les orthodoxies, rentrant purement dans sa conscience, se repliant entièrement sur lui-même, ouvre son cœur à cette disposition religieuse et morale que l'on peut appeler la soif de Dieu. Alors l'idéal suprême vers lequel il faut toujours tendre se révèle à l'âme. La perfection, voilà le but ; le sentiment de Timper* fection, voilà le point de départ. Mais il faut en partir et marcher vers le but avec une entière confiance, une pleine foi en Dieu qui nous appelle. Le Christ déclare que le sa-r
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lut Mt êssmé aux ftmai repentantog et brisée», aux pauvres ea eiprit, c'Mt-i-dire i ceux qui sentent leur misère et soupirent »prèê la richesse morale, aux cœurs purs, aux mîsérÛM>nii6ux, à ceux qui ont faim et soif de la justice, autrement dit de la perfection, à ceui qui sont de la vérité. Avec une autorité qu'une vie aussi sainte que la sienne pou-^ vait seule prêter i une telle doctrine, il annonce le pardon de Dieu i toot pécheur qui s'amende ou se convertit, cette croyance aussi nécessaire au relèvement moral qu'elle pa-* ralt incertaine i celui qui craint de prendre pour une vo« lonté divine les désirs égoïstes de son cceur corrompu. Pour s'étever vers Dieu, il &ut en effet que l'homme parte du lentiment que les fgutes ou son impuissance antérieures sont virtuellement annulées, lorsqu'il prend sérieusement son esMT ^ers la perfection. On peut même dire que c'est surtout comme annonciateur du pardon que Jésus est rêvé- Isleur, Quand une conscience aussi pénétrée que la sienne de la aatnteté de Dieu n^éprouve aucune répugnance à ridée d*une miséricorde toujours ouverte au repentir et, an contraire, laprooiaine illimitée, on peut être assuré que telle est bien en effet l'image du vrai Dieu se reflétant dans le plus limpide miroh». Ainsi le pardon de Dieu, ou la vo» lonté constante de Dieu que Thomme renonce au péché pour s'élever à la pertaction, peut être comparé à une note étemelle au diapason de laquelle il faut accorder et faire vibrer nos âmes. Du reste rien de plus spiritualiste que
tout cet enseignement. La religion est avant tout morale, comme la morale est essentiellement religieuse. Elles se réunissent dans la reine des facultés spirituelles, l'amour, dont les deux grands objets sont Dieu et l'homme, Dieu comme perfection suprême, l'homme comme esprit toujours perfectible. Les formes et cérémonies extérieures sont d'une importance secondaire. Aucune n'est nécessaire. Pas l'ombre d'une hiérarchie, d'un sacerdoce dans cette religion qui prétend mettre Fhomme rentré en luimême en communion immédiate et personnelle avec Dieu. Jamais le Christ ne pose de conditions dogmatiques. Jamais il ne fait dépendre le caractère religieux de l'adhésion à une doctrine formulée. Il va même jusqu'à déclarer que des hommes pourront se rencontrer, réunissant ces dispositions de l'esprit et du cœur qu'il réclame, qui pourtant ne l'ont pas connu lui-même * . Cependant il a conscience de sa valeur personnelle comme fondateur du royaume éternel de Dieu dans l'humanité. Il a le sens, parfaitement légitime au point de vue historique, dé la vraie destinée de son peuple et de la sienne propre. Il se considère comme réalisant les prophéties qui parlaient de l'établissement du règne de Dieu sur la terre. Il prétend les accomplir et les accomplit en effet, tout en leur ôtant ce qu'elles contenaient de vues politiques et chimériques.
1 Matth., xxv, 3i-40.