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LES PHILOSOPHES PRUDENTS

Depuis que le christianisme existe, il n*a pas cessé de rencontrer des contradicteurs qui ont nié la divinité de son origine et l'autorité de son fondateur. Les Évangiles nous disent que les frères mômes de Jésus ne croyaient pas en lui (Jean VII, 5), que ses proches parents (parmi lesquels étaient sa mère et ses frères) voulaient le faire enfermer comme fou furieux (Marc. III, 21, 31, 32), que ses apôtres eux-mêmes ne comprenaient rien à son enseignement (1) ; qu'à la suite de son discours sur la nécessité de manger son corps et de boire son sang, plusieurs de ses disciples le quittèrent et cessèrent avec lui toutes relations (Jean VI, Gl, 67). Enfin il est dit, dans le [)remier Évangile, que, dans la dernière entrevue qu'il eut avec ses onze apôtres, quand il se présenta ressuscité à ceux qu'il avait choisis entre tous pour ses coopérateurs, et auxquels il avait donné la mission de répandre sa doctrine par le monde, plusieurs d'entre eux doutèrent (Mat. XXVIII, 17). Ainsi, quelques-uns de ses amis intimes, de ses confidents, de ceux auxquels il avait exposé toutes ses idées, qu'il avait rendus journellement témoins de ses plus brillants miracles, ceux-là même restèrent dans le doute; et comme

(1) C'est vers la fin de sa carrière, qu'il leur dit : «.< Je suis avec vous ilepuia .si longtemps, et vous ne me coimaissez pas encore. » (Jean, XIV, 0.)

cette épreuve fut la dernière et qu'aussitôt ai)rès, Jésus, quitta pour toujours le monde terrestre, ilïaut admettre que certains des apôtres (sans compter le traître Judas) n'ont pas reconnu le caractère de messie et de révélateur qu'il s'attribuait, et ont renoncé à l'apostalat et au christianisme. Quant à l'immense majorité de ses contemporains, ils ont protesté énergiquement contre la nouvelle secte qui partout recevait des démentis, comme l'atteste le livre des Actes des apôtres (1).

Si ceux qui ont assisté à l'enfantement du christianisme et y ont pris une part active, qui ont eu à leur disposition les meilleurs moyens de contrôle, ont néanmoins trouvé insuffisants les moyens de certitude, à plus forte raison ceux qui ne sont venus que longtemps après les événements, qui n'ont pu les juger par eux-mêmes, et ont été réduits à consulter la tradition, ont-ils été fondés à rejeter le christianisme. Celse qui vivait au second siècle, en fit une réfutation en règle ; il fut suivi de Porphyre, de Hiéroclès, de Julien et d'une foule d'autres; et la série des contradicteurs s'est continuée jusqu'à présent. Les apologistes les ont surpassés, sinon par la supériorité des arguments, du moins par le nombre des ouvrages. Aucun des partis n'a pu réduire l'autre au silence; chaque jour voit éclore de nouveaux écrits, dans l'un et l'autre sens. Celui qui croit posséder la vérité, regarde comme un devoir de la défendre de toutes ses forces ; l'homme sincère, animé de convictions ardentes, voudrait les faire partager par le genre humain tout entier; il plaint ses adversaires, mais sans pouvoir leur dénier une sincérité égale à la sienne ; de part et d'autre, on a pour but le triomphe de la vérité, et l'on reconnaît la haute importance des questions sur lesquelles s'agitent ces graves débats.

Entre le parti qui affirme la divine origine du christianisme et celui qui la nie, il semble qu'il ne puisse y avoir d'intermédiaire. Dieu s'est-il manifesté d'une manière surnaturelle pour promulguer la loi destinée aux hommes? C'est là ce qui est controversé. Eh bien, il existe des philosophes qui envisagent tout autrement la religion, qui ont su trouver un moyen terme entre le oui et le non, qui ne craignent pas de professer pour la vérité un superbe mépris, de préférer une erreur utile (suivant eux) à une vérité gênante, inconciliable avec leurs intérêts ; sous prétexte de sauvegarder la société, ils préconisent tout système, vrai ou non, propre à conserver l'ordre, à maintenir les populations dans l'obéissance, àgarantiraux classes élevées la possession de leurs privilèges ; toute fable qui remplit ce

(i) Ubique ei coiUradiciiur (XXVIII, 22).

but, est digne du plus profond respect et a droit à l'inviolabilité. Nos lecteurs vont sans doute se récrier, taxer un tel système de machiavélisme ignoble, demander si ceux qui s'en font les fauteurs, sont des roués, des hommes corrompus, ne croyant à aucun jtrincipe, à aucune régie de morale, des matérialistes endurcis, n'adorant que le succès, justitiant le pouvoir, en quelques mains qu'il tombe. Non, ce sont des sages, qui parlent sans cesse de religion, qui ont un langage confit de mysticisme, qui s'inclinent devant la Providence dont ils savent reconnaître l'action dans les événements de ce monde; ils prêchent la vertu, prient avec ferveur; et l'exposé de leurs théories est embaumé d'un tel parfum de piété, qu'ils déguisent habilement tout ce qui peut exciter la répugnance chez les âmes droites, les natures honnêtes. Mais tous les artifices oratoires ne peuvent parvenir à changer le fond de la doctrine qui peut se résumer par cet adage : Il faut tromper les hommes pour leur bien, et simuler la croyance aux errreurs dont ils ont besoin.

Ce système est nettement formulé dans l'ouvrage intitulé : Le christianisme et le libre-examen, publié récemment sous le pseudonyme du docteur Mary (1). L'auteur, qui a fait preuve d'un talent remai'qnable, commence par examiner les arguments des apologistes du christianisme; il les discute avec autant de modération (jue de sagacité, il les réfute victorieusement, les pulvérise, et fait voir qu'en définitive, des prétendues preuves de la divinité du christianisme, il n'y en a pas une qui ait une valeur sérieuse, pas une qui puisse captiver un homme dont l'intelligence est saine, dont l'esprit n'a pas été aveuglé par les préjugés. Cette critique est vigoureuse, pleine d'érudition; l'auteur possède à fond son sujet, il a interrogé tous les écrits de quelque importance sur cette matière, et il les appi'écie avec une justesse et un goût exquis.

Quand il a ainsi parachevé son œuvre de démolition, il arrive aux conclusions. Le christianisme, malgré les travaux immenses auxquels se sont livrés ses défenseurs depuis dix-huit siècles, ne s'appuie sur aucune preuve solide; et môme plusieurs apologistes ne craignent pas d'avouer cette insuffisance et en donnent pour raison fjue Dieu a voulu qu'il en fût ainsi, pour que l'homme eût plus de mérite à croire (2). Il s'ensuit que l'homme qui, usant de la raison,

(1) 2 vol, in-8°; Paris, 1865; Didier, éd. — On assure que l'auteur est un ancien professeur de l'Université.

(2) NICOLE, préface du traité des Préjugés légitimes ; Aug. Nicolas, Études philosophiques sur le christianisme ; Roger, Études sur le but de la vie, Gaen, 1804. — Voir la discussion de cet argument dans mon Ea'ame/i du christianisme, t. I, p. 1)0.

refuse de se soumettre à une doctrine qu'on ne peut démontrer, est irréprochaljle et ne peut pas être jugé par une loi qui ne lui a pas été manifestement notifiée; à plus forte raison, ne peut-il être condamné par ceux qui, plus accomodants, se contentent de quasipreuves et n'hésitent pas à déclarer divine une révélation qui, de leur aveu, ne repose pas sur une certitude complète. Les chrétiens ne sont donc pas fondés à jeter, comme ils le font, l'opprobre et la malédiction sur ceux qu'ils appellent infidèles, c'est-à-dire sur ceux qui ne partagent pas leurs croyances ; ils ne peuvent ni les blâmer, ni à plus forte raison les persécuter, ni employer la violence pour les contraindre à adopter une religion contre laquelle proteste leur raison. Ainsi, de la faiblesse des arguments des apologistes, delà stérilité de leurs efforts, l'auteur conclut à la tolévance. Puisque aucune religion n'est démontrée vraie, aucune n'a de titre pour revendiquer une autorité divine, pour s'imposer au genre humain ; soyons donc indulgents pour ceux qui ne pensent pas comme nous, et considérons que si leur foi n'est pas basée sur de bons arguments, on peut en dire autant de la nôtre.

La conclusion est excellente, et nous applaudissons à cette partie du livre, sans nous dissimuler toutefois combien aura peu de prise sur les croyants cette argumentation qui, en définitive, consiste à leur faire voir que, toutes les religions étant fausses, il est insensé de se quereller sur la préférence à donner à aucune.

La question de tolérance étant vidée, l'auteur aborde un sujet plus délicat. Les révélations prétendues divines étant toutes fausses, quelle conduite devra-t-on tenir à leur égard ? Il semble qu'il n'est pas besoin d'un grand effort de logique pour trouver la réponse. Celui qui est persuadé qu'une doctrine est erronée, doit la combattre de tout son pouvoir, en faire ressortir la fausseté, travailler à désabuser les hommes, faire pénétrer la lumière dans leur esprit... ^L Mary se prononce énergiquement pour la conclusion diamétralement opposée. Le christianisme est faux, soit : mais il est la loi morale d'une grande partie du genre humain ; si l'on enlevait aux hommes leurs croyances, ils seraient privés de toute règle morale, nul frein ne les empêcherait de se livrer aux mauvaises passions, la société serait bouleversée, le monde serait la proie de la violence et du crime. Pour éviter de telles calamités, on doit bien se garder de dii-e tout haut ce que l'on pense; il faut s'abstenir de toute attaque contre la religion établie; bien plus, il faut la respecter ostensiblement, la protéger et même la })ratiquer, assister aux offices, mêler ses prières à celles des fidèles et contribuer au maintien de la foi.

On ne peut se défendre d'un mouvement d'indign<ation en voyant un tiomme distingué et qui paraît animé desmcillcui'cs intentions, proposer de telles monstruosités. Un peut d'abord lui rcpro(;her une étrange inconséquence; car il réprouve comme une mauvaise action toute attaque contre le christianisme, il interdit aux libres-penseurs défaire de la propagande; et cependant il suit leur exemple; en réfutant les arguments des apologistes, il sape les bases de toute révélation, et par son livre il contribue à éteindre la foi, à dissiper les croyances.

Et comment peut-il sans rougir tracer un plan d'hypocrisie et de mensonge? Quoi, celui qui par de mûres réflexions, })ar des études sérieuses, est arrivé à reconnaître la fausseté d'une religion, devra néanmoins donnera cette religion des marques de respect, devra en public la proclamer vraie, quand sa conscience déclare qu'elle est fausse; il devra s'incliner devant l'erreur, l'encenser, la glorifier, travailler à l'affermir, à la consolider ! N'est-ce pas là une conduite ignoble, méprisable f

Le mensonge n'est-il pas condamné par toute loi morale, par la raison universelle? N'a-t-on pas toujours flétri la duplicité, lafourberieV Une des premières vertus, n'est-ce pas la noble franchise qui s'exprime hautement, sans crainte de déplaire ni aux princes, ni à la multitude? La conscience publique n'a-t-elle pas justement décerné les i)lus grands éloges à ceux qui proclament la vérité, même au péril de la vie.

Mais, nous dit-on, si l'on trompe les hommes, c'est dans leur intérêt, c'est pour conserver l'ancre salutaire à laquelle est attachée toute idée de morale, c'est pour ne pas priver les croyants des consolations que leur offre la religion. Excuse pitoyable, à l'aide de laquelle tous les sycophantes ont cherché à palliei- leur conduite. Pour en faire justice, il nous suffit d'interpeller ces fauteurs de mensonge. Vous avez cessé, leur dirons-nous, de croire aux révélations. Que ce soit pour vous un bien ou un mal, ce n'est pas là la question. Vous n'êtes plus croyants, vos écrits le prouvent. Eh bien, vous avez la prétention d'être de fort honnêtes gens, de mériter l'estime de vos semblables. Vous vous êtes donc fait une loi morale, indépendante des révélations ; vous avez un critérium du bien et du mal ; vous faites le bien sans avoir besoin d'y être poussés par un commandement ajjporté surnaturcllement du ciel ; vous fuyez ce qui est mal, sans en être détourné par l;i crainte du diable et de ses chaudières bouillantes, ^'ous prouvez donc, j)ar votre exemple, que la morale })eut se i)asser d'une religion révélée. Pourquoi, dès lors, voulez-vous refuser aux autres hom-mes le droit dont vous avez usé

pour votre compte, de suivre les lumières de la raison et de répudier les vieilles superstitions? Pourquoi les condamner à rester dans l'ornière dont vous vous êtes tirés? Pourquoi leur imposer une servitude dont vous vous êtes affranchis? Y aurait-il par hasard deux morales, l'une pour les grands et les lettrés, et l'autre pour la vile multitude (1)? L'exercice de la raison serait-il le privilège d'une caste supérieure, d'un groupe d'initiés, tandis que les petites gens seraient condamnés à croupir éternellement dans l'ignorance? Pour mieux les tenir dans l'obéissance et le respect, on épaissirait le bandeau qui leur couvre les yeux, on les amuserait par des hochets sacrés dont on ferait les emblèmes essentiels de la morale; et nous ririons de leur stupidité, de leur éternelle enfance, qui pour nous serait une garantie de leur soumission.

Un tel calcul est infâme, et en même temps il est insensé. Le régime des castes est passé et ne peut revenir. Les politiques prudents auront beau multiplier les singeries dévotes, ils ne tromperont personne sur la sincérité de leurs sentiments ; on saura qu'ils jouent la comédie, et les petites gens ne s'abuseront pas sur ces étalages de piété. L'homme du peuple s'instruit et raisonne; il voit que les hautes classes ne croient pas à la religion établie et ne la soutiennent que par intérêt ; il se dit qu'une religion délaissée par les hommes les plus éclairés, par ceux que leurs études rendent les plus aptes à la bien juger, est fort suspecte, qu'il ne peut y avoir une vérité à l'usage des grands, et une autre pour la multitude; il cherche à étendre ses connaissances, il se sert de son intelligence, et, malgré tous les efforts de l'obscurantisme, il percera les voiles par lesquels vous cherchez à lui dérober la lumière. Et quels sentiments aurat-il pour ceux qui auront cherché à l'abrutir afin de mieux le dominer ?

Toutes ces tentatives sont condamnés également par la justice et par la raison. L'erreur est une maladie de l'esprit, un état anormal; elle ne peut jamais être utile, ni à l'individu, ni à la société. L'homme est fait pour connaître la vérité; c'est son plus bel attribut; plus il étend la sphère de ses connaissances, plus il s'ennoblit et se perfectionne, et mieux il développe toutes ses facultés et accomplit la tiiche à laquelle il est destiné. A défaut des chimères dont on a bercé son enfance, il trouvera dans sa conscience, dans l'usage de sa raison, la règle des droits et des devoirs; et la vraie morale n'aura pas besoin d'être sanctionnée par les ridicules épouvantails qu'ont forgés les superstitions.

(1) Expression de M. Thiers à la tribune de l'Assemblée législative.

Toute transaction avec l'erreur est une faiblesse, quand ce n'est pas un crime. Quelle doctrine hideuse que celle d'après laquelle le sage, bien que désabusé des croyances du vulgaire, devrait pratiquer la religion du pays où il se trouve ! Ainsi ce sage aurait pris pai't aux sacrifices humains, il aurait assisté avec des marques de respect aux auto-da-fé de l'Inquisition ; il changera de religion suivant les temps et les lieux; mahométan à Constantinople, il sera bramine dans l'Hindoustan et se prosternera devant le char sanglant de Djaggernat, qui dans sa marche écrase les plus fervents de ses adorateurs ; il se fera circoncire en Asie, baptiser en Europe; ici, il n'adressera ses hommages qu'au dieu suprême, ailleurs .il s'agenouillera devant les idoles de tout genre, devant des saints de bois et des vierges de plâtre; il se nourrira tantôt du dieu Soma, tantôt du pain-dieu ; il portera sur lui, suivant les lieux, soit des gris-gris ou des manitous, soit des chapelets, scapulaires, médailles bénites, agnus Dei, etc.; il baisera indifféremment la mule du Pape, le sabot du bœuf Apis ou les reliques du grand Lama; il fléchira devant toutes les divinités, proclamera tous les symboles, même les plus contradictoires, épousera toutes les folies, toutes les extravagances; il méprisera toutes les religions, et les pratiquera toutes! Quelle abjection! Cette prétendue prudence n'est-elle pas le comble de la lâcheté?...

L'ouvrage dont il s'agit répond à une manière de voir fort commune dans certaines régions sociales. Là, si vous examiniez la conduite privée des personnes, vous pourriez croire que la religion y est bien oubliée; on néglige les pratiques prescrites par l'Eglise; on y suit une morale de plus relâchées; le luxe, le plaisir semblent être le seul but de la vie. Mais on prend une part plus ou moins active à la politique à laquelle on associe la religion ; on fait profession de protéger toutes les religions établies. Que leur enseignement soit vrai ou faux, c'est ce dont on s'inquiète le moins. Mais on considère que toutes les religions sont bonnes, parce que toutes servent à maintenir l'ordre (1) ; un gouvernement habile doit donc en tirer parti comme d'un excellent instrument de domination. Il ne manque pas de docteurs pour faire ressortir ce genre d'utilité des religions révélées. Là où régnent de telles idées, il ne s'agit pas de discuter les questions théologiques, de chercher, dans les travaux scientifiques, de nouvelles lumières sur les livres saints, de résoudre des problèmes historiques, de compulser de nombreux documents pour décider une matière controversée... Non, on rit des

(1) Ad Franck, Philosophie du droit ecclésiastique.

efforts de ces patients travailleurs. Qu'importe le résultat pour des gens dont l'opinion personnelle est que toutes les religions sont fausses, ce qui n'altère en rien leur utilité? Les hommes prudents sont donc indifférents à ces études qui ne peuvent influer en rien sur le rôle qu'ils assignent aux religions. Mais, ayant admis la nécessité de tromper le peuple, ils voient avec déplaisir, avec effroi, tout ce qui peut mettre en doute l'erreur dont le maintien leur paraît indispensable ; ils en viennent à prendre en haine la discussion qui peut troubler leur quiétude et donner à réfléchir à ceux auxquels la réflexion doit être interdite ; l'attaque et la défense ont également l'inconvénient de stimuler les esprits, de les tirer du salutaire engourdissement où ils doivent rester plongés. La philosophie prudente est donc entraînée à vouloir la compression de la pensée; elle ne reculera pas devant la censure et la prohibition de toute discussion religieuse; il ne faut négliger aucun moyen pour maintenir intactes les saintes croyances qui font la sauvegarde de la société. On arrive ainsi à empruntera la théocratie sa politique despotique... Heureusement, nous n'avons pas à craindre la résurrection de la papauté au profit des sceptiques. On ne refait pas le passé de l'humanité, pas plus que l'homme adulte ne peut rétrograder à l'enfance.

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