‹ Essais de critique textuelle (ecdotique)Chapitre 16 sur 47 · ponamque CEBM ponam À GODXTN · texte numérisé non relu

ponamque CEBM ponam À GODXTN

Prenez alors une feuille de papier fort ou de bristol de grandeur suffisante et tracez-y des lignes horizontales en nombre correspondant à celui des groupes de variantes, et des lignes verticales en nombre correspondant à celui des manuscrits à comparer; vous obtiendrez ainsi un tableau dont les colonnes et les interlignes devront avoir la largeur d’une règle à tracer un peu forte. Vous inscrirez les sigles des manuscrits en tête de chacune des colonnes verticales, et les chiffres correspondant à chacun des groupes de variantes dans la première colonne à gauche à partir de la seconde ligne. Reprenez alors votre apparat critique et, à chacune des lignes correspondant aux groupes de variantes, mettez un point rouge très gros dans les colonnes verticales correspondant aux manuscrits soulignés en rouge, puis un point bleu dans les colonnes des manuscrits soulignés en bleu. (Dans l'impression nous employons un rond et une croix.) Si vous avez trois groupes, mettez un point noir pour le troisième groupe. Le résultat sera le tableau suivant dans lequel vous aurez une transcription schématique, parfaitement exacte, des rapports de vos manuscrits sur chacun des groupes de variantes. Tous ceux qui, au premier groupe, ont eleasset ont un point rouge ou un rond, tous ceux qui ont levasset ont un point bleu ou une croix et ainsi de suite :

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Découpez maintenant votre tableau dans le sens des lignes verticales et vous aurez un jeu de fiches qui vous permettra de comparer entre eux, en les rapprochant, n'importe quels manuscrits, soit par deux, soit par trois, soit par groupes considérables. Dans ces comparaisons vous ne vous préoccuperez ni des couleurs ni des croix ou des ronds, mais seulement des concordances et des discordances. Ainsi, dans le tableau ci-dessus les deux manuscrits O et C concorderont aussi bien aux lignes 2 et 3 qu'aux lignes 1 et 4; c’est seulement à la ligne 5 qu'ils seront en désaccord.

Une particularité très importante de la confection de ce tableau est le signe distinctif des isolés. Lorsqu'un manuscrit est seul à donner une leçon, il faut inscrire dans sa colonne, à la ligne correspondante, un signe bien visible différent des autres. Comme nous le dirons plus loin, ce signe avertira qu’il ne faut pas, à cette lignelà, faire de comparaison entre lui et les autres manuscrits, car le résultat général pourrait en être faussé. Ainsi, dans les cassuivanits, les manuscrits O et G devraient recevoir le signe en question :

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