CR DEN
Le manuscrit À est donc intermédiaire entre les deux groupes : nous reviendrons sur le chiffre 2 du rapport À < T E.
On ne peut pas songer à des constructions qui mettraient E N ou BLMT V en tête du schéma; les fautes nombreuses que présente chacune de ces deux familles s’y opposent. Nous devons donc choisir entre l’une des trois figures suivantes :
(1) À ke . BLMTV (2) z | | | À BLMTV EN (3) æ | | EN À
| BLMTV
La construction (2) est peu probable, car M. Pio Franchi de’ Cavalieri a relevé irois passages au moins où le groupe E N donne une leçon meilleure que celle de A. Rien de pareil ne se constate du côté du groupe B L MT V, si bien que la construc-. tion (3) serait possible ; mais elle a contre elle le fait que À, tout en s’accordant un nombre de fois sensiblement voisin avec les deux groupes, a cependant une tendance plus marquée vers E N et surtout vers E. Nous sommes donc amenés à adopter la solution pour laquelle s’est très justement prononcé M. Pio Franchi de’ Cavalieri: À représentant à peu de chose près l’archétype, soit la figure (1) légèrement modifiée :
EN BLMTV
Il faut observer ici que si cette figure représente bien la réalité, l'accord de témoins de la famille E N et de la famille B LMT V doit l'emporter sur A. Et précisément, le cas se présente aux groupes 11 et 13, qui tout à l’heure s’opposaient à l'obtention du zéro dans la comparaison de A T E. Alors que À donne pour ces cas effulsit et tamen, les manuscrits E et T, appartenant aux deux familles dérivées, s’accordent sur les leçons affulsit et tamen et qui, en soi, paraissent préférables. Ces leçons représentent donc plus probablement l’archétype et je me permets de soumettre à M. Pio Franchi de’ Cavalieri ces légères corrections à son excellent texte de la Passio SS. Mariant et Jacobt.