‹ Essais de critique textuelle (ecdotique)Chapitre 37 sur 47 · populos adisse À H; adisse populos P ZDS · texte numérisé non relu

populos adisse À H; adisse populos P ZDS

9. incognita graecis À H; magna graecia PZDS 9. dicebantur A H; dicebatur PYZDS 10. magister erat À H; magister erat et potens P Z'DS.

Toute la suite du texte présente la même division des témoins manuscrits : l’existence des deux groupes est donc surabondamment prouvée.

Mais il y a un manuscrit, P, qui se détache fréquemment du second groupe pour aller avec le premier, ou même qui se sépare des deux groupes pour donner une leçon différente de celles de chacun d’eux, ou encore qui s’accorde avec des portions de groupe seulement. Voici de ces cas : on notera qu'il ne se produit rien de semblable pour aucun des autres manuscrits :

449. 3. iam amicitiae A H iam et veteris amicitiae P iam fidei et veteris amicitiae Z'DS

() Nous nous contentons de relever ici les variantes ; les passages du texte seront donnés plus loin, au cours de la discussion. Les chiffres placés avant les variantes sont ceux des pages et des lignes de l’édition Hilberg.

timor domini À H domini timor P dei timor Z'DS etiamque À eumque H

eamque P eademque Z'DS5 dum AHP

cum Z'DS

sunt carnalia À H carnalia sunt P Z carnalia DS cogitationes destruentes et À HP cogitationes et Z DS interrogat À H interroga ait P interrogavit Z'DS perdit AHP perdet ZDS scientiae À H P scientiae de ZDS interrogatus À H P interrogatur ZDS respondit À H P responditque Z'DS

. amor À H

amator P amator legis Z'D amor legis 5

. legeret et tamen AHP

legeret tamen ZDS discent À

vindicent HP vindicant Z'DS solicista À H soloegista P

sophista Z'DS 453, 10. deserunt A H disserunt P Z edisserunt D S 453. 14. dei putant AH P deputant Z'DS.

Point n’est besoin d’allonger cette liste outre mesure. Ce qui ressort de tous ces cas c’est que P est intermédiaire entre les deux groupes et si nous appliquons à ces 17 séries de variantes notre méthode de comparaison des manuscrits par trois, le résultat que nous obtiendrons sera celui-ci :

ASS D L22i0i AD = 00, A NESISR SNS IRETAE 2/10 La A D DATES H Do 2e y

Si nous considérons maintenant nos manuscrits bibliques nous constaterons sans peine qu'ils se rattachent au second groupe. C’est ainsi qu’ils ont tous les leçons : tua mihi, amictitiarum, est et, tantum corporum, legimus, adisse populos, magna graecia, dicebatur, magister erat et potens ; de plus, dans les endroits où P se sépare de Z'DS, c’est avec ces derniers qu’ils s’accordent pour donner : tam fidet et veteris amicitiae, dei timor, eademque, cum etc.

Le cas de notre tradition de la lettre Frater Ambrosius est donc des plus nets. Nous sommes en présence de À H d’une part, et de ZDSPAHCVRG d'autre part, avec P intermédiaire. Le rapport peut être représenté par l’une des quatre figures :

1H ZDS | p SAR | AH ZDS ÿ , SD SAT | | te SDS 1H P

Notre tâche est désormais de trouver celle de ces constructions qui doit être adoptée.

Il est un passage de la lettre où saint Jérôme s’est inspiré de Pline. C’est celui où il est question de Tite-Live : Nunguamne legisti, écrit Pline (Ep. ü, 3, 8), Gaditanum quemdam, Titi Livu nomine gloriaque commotum, ad visendum eum ab ultimo terrarum orbe venisse statimque ut viderat abisse? Or nos manuscrits donnent cet endroit de la lettre sous les deux formes que voici : je néglige ici les variantes d'orthographe qui sont secondaires :

A H PZDSA&CVRG de ultimo hispaniae vel ter- de ultimis hispaniae galliararum orbe venisse tatianum rumque finibus quosdam (ad thaianum H) quendam venisse nobiles legimus

legimus

Ce passage, à lui seul suffit pour écarter toute construction qui mettrait en tête de la tradition P ou Z DS. La leçon de À H ne peut venir de la leur et, tout imparfaite qu’elle soit, elle est évidemment inspirée de l’original et du texte de Pline : par ailleurs son imperfection même empêche d’y voir une correction savante. Nous sommes donc de ce chef amenés à la succession :

A H \ Fe AN ZDSetc.

Mais il y a ici plus d’une difficulté. Si, à l’endroit que nous venons d'étudier À H ont une leçon meilleure en soi, il est d’autres endroits où cette prérogative leur est disputée par P et Z'DS. Par exemple : 447. 17, Malachias propheta, immo per Malachiam Dominus: Interroga, ait, sacerdotes legem. Nous sommes en présence d’une citation. Or seul P donne ici : interroga ait, nous lisons interrogat dans À H et interrogavit dans ZDS etc. Plus loin: 453, 10 : immo audacia disserunt alus P N ou edisserunt aliis DS, contre deserunt aliis À H, leçon qui n’a pas de sens. Ces passages et bien d’autres ne permettent pas de voir dans P Z'D S une simple dérivation de À H. Nous ne pouvons donc pas maintenir la construction :

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