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Les engrais que l’on a utilisés pour la culture de la Digitale sont d’origine minérale ou organique. Citons en particulier le sulfate neutre de potasse, le nitrate de soude, le sulfate de magnésium, le sulfate d’ammoniaqve, le sulfate ferreux, le sulfate de manganèse, le carbonate de chaux, le phosphate monocalcique, le fumier de cheval et le fumier d’étable.
G. P. KocH et J. R. BUTLER (1) ont donné, en 1919, une formule d’engrais complet de composition suivante
Carbonate de chaux. : à À ë NS DOTE 7-0 l0O0TIVTES
Phosphate monocalcique à 2 H20. 5 à $ : 800 >
Sulfate de potasse. : : £ : & ae rs Del 400 »
INIÉTATOS TO ESOUT CR RTE AE Nr EEE TE UE 600 »
Sulfate de magnésie. 3 ‘ , à ‘ : : : à 100 »
par acre.
D’après eux, cette formule leur aurait donné le meilleur rendement. Ils ont expérimenté dans une terre grasse et argileuse, où le sulfate de manganèse pas plus que le sulfate de fer à haute dose n’ont donné de bons résultats.
Sur un autre terrain, le sulfate de manganèse a augmenté de 17 % l’activité des Digitales.
En 1924, DAUPHINEE a analysé (2) des plantes cultivées, en Colombie britannique, à l’aide d'engrais pendant leur dernière année de végétation. Sur quatre plates-bandes d’une surface de 18 mètres carrés chacune, l’une a reçu 100 livres de fumier d’étable et a donné 4 livres de feuilles sèches ; la seconde, avec 2 livres de sulfate d’ammoniaque, la troisième avec 4 livres de superphosphate, et la quatrième sans aucun engrais, ont donné chacune 2 livres de feuilles sèches.
Si l’on s’en tient au poids sec, le fumier d’étable a permis de doubler la récolte, mais en essayant sur des chats et des
(1) G. P. Kocx et J. R. BuTLÉR. — Digitalis purpurea. Amer. Journ. of Pharm., 1919, 91, p. 211-221.
(2) J. À. DAUPHINEE. — The physiological Value of British Columbian Foxgloves. Amer. Journ. of Pharm., nov. 1924. 96, p. 796-804.
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cobayes l’activité des différents lots de feuilles, l’auteur a observé que l’engrais d’étable restait le meilleur fertilisant et que le sulfate d’ammoniaque donnait aussi des plantes plus actives que celles qui avaient reçu du superphosphate ou celles qui avaient poussé sans engrais.
En Italie, G. LEONE n’a pas constaté d'amélioration par l'emploi des engrais chimiques (1) ; au contraire, le fumier de cheval a amené une augmentation du poids de la récolte en même temps que de la teneur en glucosides actifs.
(1) GUSTAVO LEONE. Azione e valore biologico di alcune Digitali coltivate nel R. Orto botanico di Napoli. (Action et valeur biologique de quelques Digitales cultivées au Jardin botanique royal de Naples.) Bollet. dell Orto botanico della R. Univ. di Napoli, 1924, 7, p. 255-263.