‹ Essais de culture de la digitaleChapitre 8 sur 24 · RAS · texte numérisé non relu

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dans les fleurs au mois de juillet. . . . . . .. 10,509 dans la tige au mois de juillet. . . . . . . . . . 0.088 des feuilles de la région de Thuringe. . . . . .. 0.292 et 0.363 des feuilles de la région de Bohême en juin 1894 0.246 des feuilles de la région de Bohême en juillet. . . 0.241 des feuilles de la région de Bohême en août. . . 0.238 des feuilles de la région de Bohême en juin 1895 0.201 des feuilles de la région de Bohême en juillet. . . 0.199 des feuilles de la région de Bohême en août. . . 0.198 En Angleterre (1) et aux Pays-Bas (2), la plante cultivée donne un rendement inférieur.

Angleterre (juillet). . . . (0.186 Pays-Bas, dans le limbe. . . 0.151 à 0.886 E. DÉJEAN (3) analysant les Digitales des Vosges et des Pyrénées, considère la Digitale des Pyrénées comme légèrement plus active.

J. COULOUMA (4), en 1924, donne les résultats comparés des dosages chimiques qu’il a effectués dans des feuilles provenant de différentes origines.

Origine Ceilhes Lozère Balaguier Vosges (Hérault) (Aveyron) Feuilles basilaires 0.245 0.226 0.165 0.249 Feuilles caulinaires 0.270 0.240 0.245 0.335

Les résultats varient donc énormément avec l’origine, l’époque de la récolte, la position de la feuille, les feuilles basilaires étant au moment de la floraison souvent moins riches en glucosides que les feuilles caulinaires.

L'influence de la température a été étudiée par J. BURMANN

(1) G. FROMME. — Loc. cit.

(2) L. VAN ITALLIE. — Het gehalte aan digitoxine van in Nederland gekweekte folia Digitalis Pharm. Weekblad, 1897, 34, n° 25, p. 2.

(3) E. Déyran. — Etude comparée de la digitale sauvage, de la digitale cultivée et des digitalines. Thèse Doct. Pharm., Montpellier, 1908.

(4) J. CourouMma. — Valeur des Digitales de Ceilhes et de la région d’après leur teneur en digitaline. Thèse Doct. Pharm., Montpellier, 1924.

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(1) qui, après avoir cultivé pendant plusieurs années le D. purpurea et le D. ambigua à l'altitude de 700 mètres et enregistré la température 4 fois par jour, conclut que la teneur en glucosides est en fonction directe de la température moyenne de l’année pendant laquelle la plante a végété.

Il y aurait également à considérer l'influence de l’humidité pendant la période végétative de la Digitale. Aïnsi O. DAFERT et F. LASCH (2) disent que la valeur de la Digitale pourpre a beaucoup varié au cours des années suivantes prises séparément : 1922, 1923, 1924, et que, pour l’année 1924, l’activité de la plante examinée a été particulièrement faible.

Il nous semble très difficile, l'humidité coïncidant en général avec un abaissement de la température, de dissocier l’action particulière qui peut être attribuée à chacun de ces deux facteurs climatériques.

Une des conditions culturales dont on doit tenir compte également est l’insolation. On a remarqué que, dans les bois des régions où pousse spontanément la Digitale pourpre, les graines qui se trouvent disséminées au hasard du vent germent pour donner de jeunes plants qui ne croissent et se développent qu’aux endroits où des coupes ont été faites. On peut faire cette même observation sur les haies des chemins creux ; celles qui sont plus ombragées présentent toujours des plantes moins développées que celles dont l’orientation permet une certaine luminosité.

D'ailleurs, plusieurs auteurs n’ont pas négligé cette remarque. En 1905, HOLMES (3) écrivait que la Digitale croît à l’ombre, mais qu’elle préfère une insolation modérée.

L'influence des radiations solaires ne s’exerce pas seulement sur la Digitale, mais sur d’autres plantes également. Ainsi

(1) James BURMANN. — Influence de 1a température sur le développement des principes actifs de quelques plantes médicinales. Journ. Suisse Chim. et Pharm., 1* mars 1913, 51, p. 117-118.

(2) O. DAFERT et F, LAsSOH. — Zur Frage des Gehaltes den verschiedenen Digitalis arten an wirksamen Stoffen. Pharm. Acta Helvetiæ, 1926, 1, n° 4, p. 79-81,

(3) E. M. Hozmes. — The Cultivation of Medicinal Plants. Pharm. Journ. juillet 1905, (4), 21, p. 5.

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DELUARD (1), en 1922, dit que le rendement annuel des feuilles de Belladone peut être augmenté de 3 à 4 fois en Croissant au soleil, et il ajoute que l’activité de ces feuilles est elle-même augmentée. On peut rapprocher de cette étude faite sur la Belladonne des observations similaires concernant la Digitale.

MM. Goris et DEMILLY, en 1919, ayant vérifié par des expériences l'influence favorable du soleil, conseillent pour la culture de la Digitale de repiquer les jeunes plants provenant de semis, dans un terrain ensoleillé.

WASICKY (2), en 1920, écrit que les feuilles cueillies dans un champ d’expériences à la fin de l’après-midi se sont montrées plus toxiques que celles cueillies de bonne heure le matin.

Des expériences du même auteur, faites l’année suivante dans des conditions différentes, conduisent aux mêmes conclusions.

Pour WASICKY, l’expérience démontre donc que la teneur en glucosides actifs est parallèle à l’intensité de l’assimilation.

En 1921, O. DAFERT (3) dit également que les feuilles cueillies l’après-midi sont toujours plus actives que celles au matin. En 1928, Karl BOSHART (4) confirme le bien fondé de cette prescription de O. DAFERT concernant la cueillette de l’après-midi.

La nature du sol exerce également une influence toute particulière. ;

Les flores les plus répandues indiquent déjà que la Digitale pourpre sauvage se rencontre surtout dans les territoires siliceux, tandis que les Digitalis lutea et lanata affectionnent plutôt les lieux pierreux et calcaires. Cette remarque est plus ou

(1) H. Deruarr. — De l'influence des radiations solaires sur le développement de la belladone et sur la teneur en alcaloïdes. Thèse Doct. Pharm., Paris, 1922.

(2) R. Wasicxy. — Sur de nouvelles recherches concernant la digitale et les modes d’application et de traitement de la drogue. Pharmazeut. Monatshefte, Vienne, 1920, 1, n° 12, p. 169-175.

résumés : Heil und Gewürepflaneen, 4, n° 4, juillet 1921, p., 101-102.

(3) O. Darerr. — Influence de la lumière solaire sur la teneur de la ee en principes actifs. Heil und Gewürepflaneen, 4, n° 4, p. 101, juillet

(4) Karl BoSHART. — Formation des glucosides dans plusieurs espèces de digitales. — Heil und Gewürepflaneen, 10, mai 1928, p., 179.

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moins explicitement mentionnéee par ROUY (1), COSTES (2) et DRUDE (3), mais il manquait à ces opinions l’appui d’une expérimentation décisive.

M. le Professeur CHODAT (4), de Genève, a montré que le carbonate de chaux ou le carbonate de magnésie ajouté à la terre de bruyère devient nocif pour la Digitale à un taux supérieur à 0.02 %. D’après ses expériences, l’action du carbonate de calcium, qui est nettement empêchante, « est bien plus un effet d’alcali, soit en neutralisant les acides de l’humus, soit en agissant par les ions OH, qu’un effet dû à l’action des ions Ca, puisque le carbonate basique de magnésium accélère encore cette inhibition ».

La nature chimique du sol exerce un rôle important, non seulement sur le développement de la plante, mais aussi sur son activité et, à l’appui de cette assertion, on peut citer le D: J. CHEVALIER (5) qui dit : « Un plant de Digitale poussant en terrain calcaire peut présenter des feuilles de belle apparence mais ne fournissant pas ou presque pas de digitaline cristallisable ; transporté en terrain granitique, il fournira l’année suivante une proportion très convenable de ce glucoside et deviendra une plante médicinale marchande, alors qu’elle ne l’était pas ».

Par contre, si l’on en croit BURMANN (6), le manganèse aurait réellement une action spécifique. D’après cet auteur, le manganèse se rencontre dans la Digitale pourpre et n’existe pas dans les espèces : D. lutea et D. ambigua. Il en résulterait que les terrains renfermant du Mn sont les seuls où la Digitale pourpre pousse à l’état sauvage et où l’on puisse la cultiver.

(1) G. Roux. — Flore française, 1909, XI, p. 100. (2) H. CosTes. — Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse,

etc. 1906, III, p. 25.

(3) DruDE. — Deutschland Pflanzengeographie, 1896, I, p. 174.

(4) R. CHopar. — Sur le Digitalis purpurea « plante calcifuge ». - Bull. Soc. Botanique de Genève, 1913, (2° série), 5, n° 9, p. 288-296.

(5) J. CHEVALIER. — Devons-nous cultiver les plantes médicales ? Bull. Sc. Pharmacol., 1918, 25, p., 176-177.

(6) J. BURMANN. — Frésence du Mn dans la digitale pourpre. Journ.

suisse de Pharm., 7 oct. 1911, /9, p., 562-563.

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