Rolland, Faune populaire, IV
3. A 8j7, garde-chiimpètre, ^Sans ;à940, ouvrier gantier, trentaine; et surtout a 965, élève de l'école normale, 18 ans.
ESSAIS DE GÉOGRAFIE LINGUISTICIUE 27
ail pénétré ou fût adopté. C'est ainsi que «cheval » suffit pour désigner les deus sexes à Anniviers (Valais) et à Corent (Puy-de-Dôme) De même au nord, au point 253. Des termes locaus se sont créés, généralement pour préciser l'idée de « jument tnére » (^fnère en wallon, 190; bête à poulains dans le Boulonnais, pays d'élevage) ou l'idée de « temelle », {bêle de cheval et bête en Bretagne) ; le nom de la jeune lument est devenu celui de l'adulte en Berry (pouline 202 ; le mot désigne la jeune dans les patois voisins). Reste à expliquer jubine au nord de l'Ile-de-France et sur les confins de la Champagne (128, 230, 227) : ce doit être une forme récente, qui ne paraît pas sans rapport avecjutiienf ; je ne l'ai trouvée que dans Y Atlas.
Voici les formes que j'ai recueillies en Auvergne : çgâ, -d, Bagnols, Murat-le-Quaire, leMont-Dore, Besse, Vodable, Ardes, Léotoing, Vieille-Brioude, Beurières, Grand rif, Ambert, Saillant ; — kàvàlâ, -0, Bulhon, Sayat, Chanat, Cournon, Les Martres, Monton, La Roche-Noire, Saint- Maurice, Billom, Saint- Julien-de-Copel, Sugèrcs {-alâ), Montaigut-le-Blanc, Saulzet-le-Froid, Issoire, Vodable, Chalus, Madriat, Moriat, Nonette, Vinzelles et environs, Saint-Etienne-sur-Usson, Saint- Jean-Saint-Gervais, Auzon, Doranges (kâvçlo) ; — tsàvb (Corent); — juniè, Château-du- Cher ; djumè, Aix-la-Marsalouse (Corrèze).