I.. — Le hanneton avait-il. un nom en latin
Si l'on cherche dans la Gaule romane (ou dans l'Italie) les représentants du tipe primitif qui, en latin vulgaire, aurait désigné le hanneton, le résultat de l'exploration est négatif. Cette carence absolue, que nous rencontrons pour la première fois, doit-elle s'expliquer* par le fait que le mot primitif aurait été complètem-ent submergé par les formations postérieures ? Ce serait bien peu vraisemblable. La vérité c'est que le latin n'avait pas de mot pour désigner le hanneton \
On a allégué parfois bruchus (grec gpou^oç ou iSpouvtoç), mot qui n'apparaît qu'à l'époque crétienne, dans Prudence et chez d'autres auteurs sacrés, et qui est visiblement emprunté au grec. Or ce terme désigne certainement un ortoptère voisin de la sauterelle, soit la sauterelle aptère comme le pense M. Meyer-Lùbke % soit plutôt le criquet. Il y a un verset des psaumes particulièrement significatit à cet égard (civ, 33) : venit locusta et bruchus. . . « la sauterelle et le criquet vinrent en quantité innombrable et elles mangèrent tout le foin de leur terre » K Aucun doute
1 . Et le grec ancien pas davantage. La (irjXoXovOT), que les naturalistes ont reprise dans leur nomenclature pour désigner le hanneton, était la cétoine dorée, dont la couleur avait été rapprochée de celle de la pomme : le fait est aujourd'hui universellement admis parmi les entomologistes.