I. — Contribution à l'étude du lézard gris
Si l'on considère l'ensemble des parlers provençaus, franco-provençaus et nord-italiens, d'après Y Allas linguistique de la France et les données recueillies par les dialectologues italiens % on observe que le lézard gris est représenté au centre, dans le bassin du Rhône, par une aire 'lacrimusa, flanquée à l'ouest, des Pyrénées ^ à l'Auvergne, et à l'est, dans le bassin du Pô, par deus zones de parlers qui offrent des variantes d'un même ti^e, lengrolo en France, lingura, ligiira en Italie-^. Il semble à priori que ce dernier tipe devait constituer la couche la plus ancienne des deus, couche homogène qui s'étendait sans discontinuité de la Gascogne à la région padane, et qui a été cou-
1. La double notice suivante, qui a paru dans la RomQnia (t. XLIV) avec celle qui est relative à l'orvet, devait précéder l'étude des noms du lézard gris dan? la basse Auvergne (ci-dessus p. 44 et sqs.), à laquelle elle sert normalement d'introduction. Les retards apportés par la guerre à la publication des revues scientifiques expliquent pourquoi la notice d'ordre général, ayant paru la segonde, n'a pas pu être fusionnée avec l'étude plus restreinte de dialectologie auvergnate. Le lecteur voudra bien restituer l'ordre logique. — La notice sur les noms de l'orvet est augmentée ici d'une addition importante relative au catalan (p. 130) : la forme catalane, que nous avons oubliée par une négligence inexcusable, apporte en effet la confirmation décisive de notre étimologie.