‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 111 sur 122 · ÉPISODE DE 1692 ET DE · texte numérisé non relu

ÉPISODE DE 1692 ET DE

L'an dernier, le vendredi 28 octobre, se tenait, à Londres, dans une des salles du collège de l'Université, la séance d'inauguration de la Société Browning. J'aurais voulu que la France fût là, ayant une dette à acquitter envers Robert Browning.

Le nom de Browning a bien passé la Manche ; mais celui d'Élisabeth, non de Robert. Quelques pages ardentes de M. Taine 2 ont fait connaître ici cette, âme de poète, la plus noble, la plus haute et la plus pure peut-être que l'Angleterre et l'Europe aient produite en ce siècle. Les Grecs aimaient à reposer le fronton de leurs temples sur des fronts de femme : ainsi, au soleil levant du vingtième siècle, le panthéon poétique de notre âge reposera sur ces quatre belles cariatides : George Sand et George Eliot, Mme Ackermann et Élisabeth Browning.

Page 1