‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 114 sur 122 · Damfreville commandait une des ailes · texte numérisé non relu

Damfreville commandait une des ailes

vite encore, voici l'Anglais qui veut nous prendre, et qui nous prend ! »

« Voilà les pilotes de la place à Peau, lestement, et qui sautent à bord. Et de rire : « Que des vais- « seaux comme ceux-là passent, quelle espérance « ou quelle apparence? Roches à tribord, rochers « au port; tout le passage est déchiré et déchiqueté. « Ce Formidable1 , avec ses quatre-vingt-douze « canons, songerait- il à remonter la bouche de la « rivière par cette pauvre voie étranglée ? à s'aven- « turer là où n'entre qu'en tremblant un bâtiment « cle vingt tonnes, et encore à la marée haute? « Et nous sommes à présent au plus bas du reflux ! « Atteindre les amarres ! Allons donc! tant que le « roc se dresse ou que l'eau court, pas un vaisseau « ne quittera la baie. »

« Un conseil convoqué aussitôt. Court et triste fut le débat: « Voici l'Anglais à nos talons. Voulez- « vous qu'il tire à la remorque tout ce qui nous reste « de la flotte, attaché de proues en poupes, et « qu'il le traîne en prise au pas de Plymouth ? Plu- « tôt échouer nos navires! »

« Et Damfreville termine : « Plus une minute à

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