‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 42 sur 122 · ANTONY · texte numérisé non relu

ANTONY

Say to me, whose fortunes shall risehigher, Caesar's cr mine?

SOOTHSAYER.

Cœsar's.

Therefore, o Antony ! stay not by his side : Thy démon (that's thy spirit which keeps thee) is Noble, courageous, high, unmatchable, Where Caesar's is not; but ncar him thy angel Becomes a fear, as being o'erpower'd (II, 3, 1G).

c'était le lieu et l'heure. On sent ici la violence que l'artiste fait à son œuvre, pour ne pas perdre un trait qui l'a séduit1. Donc, au moment où il composait Macbeth, le plan d'Antoine et Cléopâtre n'était pas encore fait, mais Shakespeare était engagé dans la lecture d'où la pièce allait sortir. Antoine est de 1607-1608 2 : ici encore tout concorde.

La légende de Macbeth était déjà populaire avant Shakespeare. En 1605, un an avant la date probable de notre pièce, Jacques Ier, en visite à Oxford, fut reçu au collège de Saint-John par trois jeunes gens qui, sortant d'un château de lierre, en costume de nymphes ou de sibylles, le saluèrent^ chacun à son tour, en mauvais vers latins, des titres de roi d'Écosse, . d'Angleterre et d'Irlande, en lui rappelant les prédictions faites par les sibylles à son ancêtre Banquo, thane de Lochaber3.

1. Il expie d'ailleurs sa violence; le trait est faible et fait disparate* Racine est ici plus shakespearien que Shakespeare:

Mon génie effrayé tremble devant le sien.

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