‹ Essais de morale, de science et d'esthétiqueChapitre 20 sur 76 · PHYSIQUES · texte numérisé non relu

PHYSIQUES

Suite. SUR UN ESSAI DE DÉMONSTRATION DE CES PRINCIPES.

9» Lettre a M. Hayward : l'expérience nous .ude a dégager les principes A priori.

CONCLl'SION. TR.

Toute objection qui vient d'un lecteur compétent prouve de deux clioses l'une : ou bien la proposition qui l'a arrêté est fausse, soit en partie, soit en entier; ou bien, quoique vraie, elle est présentée de façon à faire naître un malentendu- Dans tous les cas, il devient clair qu'un changement ou une addition est nécessaire.

Pour moi, je n'avoue pas les erreurs dont on m'accuse, je crois plutôt voir un malentendu dans le diflérend qui me sépare des adversaires de mes doctrines raétapbysico-tliéologiques. Aussi je me propose de répondre ici, par des éclaircissements et des preuves, aux principales objections qu'on m'oppose : mon objet est d'abord de justifier ces doctrines, et puis d'écarter les interprétations inexactes qu'elles semblent de nature à susciter.

Un recueil périodique, qui s'adresse au grand public, ne semble guère un lieu propre à traiter ces problèmes, d'une abstraction si haute. Toutefois, la foule de ceux qui s'y intéressent est si grande, ils touchent de si près aux changements

e ssenliels que subit dans son progrès l'opinion, que jai osé e spérer rencontrer des lecteurs, liors du cercle même des philosophes de métier.

Naturellement, j'ai fait un choix parmi les objections, signalant celles que leur force propre, ou bien la situation, le nom de leur auteur tirent de pair. Quant à faire plus que de répondre à quelques-uns de mes adversaires, il n'en peut être question.

1° OBJECTION DE M. GAIRD

Les bornes de la connaissance.

Comment l'inlelligence découvre ses propres bornes. - Elle se démontre son ' incompétence en de certnines questions, par !e spectacle des conlradiclions où elle se jelle dès qu'elle les aborde ».

Je commencerai par une critique que je trouve dans un sermon prêché, par le Révérend Principal Caird, devant l'Association bretonne, à l'occasion de sa réunion à Edimbourg, en août 1871. L'objection du D' Caird est présentée avec une cour- ' toisie qui, heureusement, devient maintenant moins rare dans ■- les controverses des théologiens : on peut, je crois, l'admettre, ) sans rien changer au fond même de la conclusion qu'elle louche; et d'autre part, on peut le faire voir, elle porte avec plus de force contre les conclusions de certains penseurs ré-

Page 1