Premiers Principes
2, Ibid., g 62.
nant avec mon critique que « les partisans d'une telle philosophie (celle de la relativité absolue) ressemblent à un homme qui, assis sur une branche d'arbre, la scierait au plus près du tronc ', » il me choisit entre tous pour m'attribuer la thèse que je repousse! Bien loin donc d'admettre que ma théorie implique la négation de toute vérité, je soutiens qu'après avoir posé dès le début la coexistence du sujet et de l'objet comme une affirmation de la conscience antérieure à tout raisonnement 2; après avoir, dans la suite, montré par voie analytique comment ce postulat se vérifie de toutes manières ^ et comment, sans lui, la démonstration de la relativité devient impossible, je peux attribuer à ma doctrine, pour trait distinctif, le caractère opposé.
Pour justifier sa seconde proposition, l'auteur du compte rendu commence en ces termes : « D'abord, la manière dont M.. Spencer entend l'évolution le force à s'accorder avec M. DaiAvin pour nier toute distinction fondamentale et essentielle entre le devoir et le plaisir. » Là-dessus, il expose l'explication que je donne de la formation des sentiments moraux. (cet exposé diffère grandement de celui que l'on trouve dans les Principes de psychologie, ^îli^, §§ 503-512 et §§ 524r532); €t il poursuit en ces termes : (c Nous ne le déclarons pas sans répugnance, mais la vérité nous y réduit, M. Spencer ne prouve en aucune façon qu'il soit jamais parvenu à comprendre, dans son vrai sens, le mot de moralité. »