DIALOGUE ENTRE LA GOUTTE ET FRANKLIN
A miaaity le 22 octobre 1780 ^
FRANKLIN. Eh! oh! eh! mon Dieu! qu'ai-je fait pour mériter ces souffrances cruelles ?
LA GOUTTE. Beaucoup de choses. Vous avez trop mangé, trop bu, et trop indulgé* vos jambes en leur indolence.
FRANKLIN. Qui ost-ce qui me parle?
LA GOUTTE. G'cst moi-même, la Goutte.
FRANKLIN. Mou ennemie en personne!
LA GOUTCE. Pas votre ennemie.
FRANKLIN. Oui, mon ennemie ; car non-seulement vous voulez me tuerie corps par vos tourments, mais vous tâchez aussi de détruire ma bonne réputation. Vous me représentez comme un gourmand et un ivrogne. Et tout le monde qui me connaît, sait qu'on ne