Nombres, chap. xiv
2. Nombres, chap. xvi, vers. 3. — « El ils se réunirent tous contre Moïse et Aaron , et leur dirent : Vous prenez trop sur
Dans Josèphe et dans le Talmud on trouve quelques particularités, qui ne sont pas aussi détaillées dans PÉoriture*. Yoici ce que nous y apprenons. < Goré désirait ardemment d'être grand prêtre ; il fut blessé de ce que cet emploi était conféré à Âaron, par la seule autorité de Moïse, disait-il, et sans le consentement du peuple. Il accusa Moïse d'avoir employé divers artifices pour s'emparer frauduleusement du gouvernement, et priver le peuple de ses droits; et de conspirer avec Aaron pour perpétuer la tyrannie dans sa famille. Ainsi, quoique le vrai motif de Goré fût de supplanter Aaron, il persuada au peuple qu'il n'avait en vue que le bien général ; et les Juifs, excités par ses insinuations, commencèrent à crier : « Maintenons la liberté com* mune de nos diverses tribus. Nous nous sommes, nousmêmes , affranchis de l'esclavage où nous tenaient les Égyptiens; souffrirons-nous que Moïse nous rende esclaves? Si nous devons avoir un maître , retournons vers le Pharaon, qui du moins nous nourrissait depain et d'oignons ; cela vaudra mieu]( que de servir ce nou« veau tyran qui, par sa conduite, nous a exposés à souffrir de la famine. »
Alors ils mirent en doute la vérité de ses entretiens avec Dieu ; ils prétendirent que le secret de ses rendezvous, le soin qu'il avait eu d'empêcher que personne
vous. Vous savez que toutes les assemblées sont saintes , ainsi que chaque membre de cês assemblées: pourquoi donc vous éloTez-vous au-dessus de rassemblée ? s
1. 11 n*est pas besoin de dire que tout ceci est de l'invention de Franklin ; et une allusion transparente à ce qui s'était passé en Amérique. L'Egypte c'est l'Angleterre, les treize Tribus sont les treize États unis. C'est Franklin qu'on a accusé de péculat, c'est Washington qu'on a accusé d'ambition.
écoutât ses discours y et approchât même du lieu où il était, devait donner beaucoup de soupçons à cet égard. Ils accusèrent aussi Moïse de péculaty disant qu'il avait gardé un grand nombre de cuillers et de plats d'argent que les princes avaient offerts à la dédicace de Tautel S ainsi que les offrandes d'or, qu'avait faites le peuple ^y et la plus grande partie de la capitation '. Ils accusèrent Aaron d*avoir mis dans sa poche la plupart des joyaux qui lui avaient été fournis pour fondre le veau d'or.
Outre le péculat qu'ils reprochaient à Moïse, ils l'accusèrent d'ambition, disant que pour satisfaire cette passion, il avait trompé le peuple en lui promettant une terre où coulait le lait et le miel. Au lieu de cela. Moïse les avait arrachés de cette heureuse terre; mais tout ce mal lui semblait léger, pourvu qu'il pût se rendre un prince absolu''. Ils ajoutaient que pour maintenir avec splendeur, dans sa famille, sa nouvelle dignité, il devait faire suivre la capitation particulière qui avait déjà été levée et remise à Aaron ^, par une taxe générale % qui probablement serait augmentée de temps en temps, si Ton souffrait la promulgation de nouvelles lois, sous prétexte de nouvelles révélations de la volonté divine, et qu'ainsi toute la