IiE LAMENNAIS
jadis de iirofi.-tsilî sillons. h<> vôtres soul connue su printemps la surface d'un la,- ' [ i i ;i 1 i n li r-- bri«e n'ainle. Loué soi! Dieu, (jiii nous
. les rafraîchit, ri ne la lumière qui les colore. Il non; est doux
de voir nos pères, il nous est Joui; d èlrc auprès île nos mères; mais qiiainl nous vous voyons cl que nous scmnies près de tous, il se passe en nos âmes quelque chose ipii n'a île nom qu'an ciel. Loin"' suit Dieu, qui nous a montré .-•■s biens : l v ■ ■ ■ 1 > de mourir!
t El les jeunes viornes i>':]'^inli-t..iil : Les Unies se l.menl, elles prissent ; vii'iil un jour où ni lu rosée ne les lalïuichit ni lu lumière ne les colore plus. Il n'y a sur la terre que la vertu qui jamais ne se fane ni ne passe. Sus pères sont connue l'èpi qui se remplit de grain vers l'automne, el nos mûres, coitunc la vigne qui se cliarKe de fruits. Il nous est doux de voir nos pères, il nous est dons d'être auprès de nos mères, el les liis de nos pères et de nos mères nous sou! dons aussi. Loué suit Dieu, qui nous a montré ces biens avant de mourir! »
Et ailleurs :
■ A l'heure où l'orient commence à se voiler, où tous les bruils s'clrigiionl, il suivit lentement , le- long des lilès jaunissants déjà, le sentier solitaire.
■ L'abeille avait regagné sa niche, l'oiseau sou gîte noclunin, les feuilles, immobiles, duiuiaienl sur leur lige; un silence triste el dons enveloppait la terre assoupie.
■ Une seule vois, la voii lointaine de la cloche du hameau, onilulait dans l'air calme.
■ Elle disait : Souvenez-vous des morls.
• Et, comme fa-iiné. par ses rêves, il lui semblait que la voix des morts, faible el vague, se mêlait il relie vois aérienne.
• El les jet belles comme