LES RÉVOLUTIONS D'ITALIE. 2S
reusect modoslc des pays qui ne demandent qu'une seule chose, c'est qu'on les laisse tranquilles s'occu-
lons esl sur elle. Ses ponlilbs, ses !rg;>ls, ses diplomates, ses liommes habiles remplisse»! le momie; il csl jnsle que tout le inonde ait un pied chez elle, cl que, maîtresse universelle, elle obéisse à lotis 1 .
I.a papauté surtout, a laquelle l'Italie du moyen âge tenait si essentiellement et don tics énormes développements sont bien mie couvre italienne, imposait évidemment à ce pays des conditions dV*islcncc politique Inul j fait ù part. Outre qu'an point de me territorial, lu papoulé neutralisait la partie centrale do la péninsule cl opposait un olistaclc infranchissable a son unité, elle introduisait dans le courant des affaires italiennes des intérêts de premier ordre qui n'avaient rien de national. L'esislctire politique et la suprématie religieuse sont inconciliables, et si l'Italie a de droit divin le gouvernement des consciences, il faut qu'elle renonce à se gouverner elle-même dans l'ordre temporel. Le monde catholique peut bien consentir à avoir en Italie son agence centrale; mais il ne peut pas permettre que cette agence soit tout italienne. A IV
■ Ces vue?, tivs-hi.'ii dévi;!iiji|nVi far M. Firrari, l'avaient été déjà d'une miimiVe ifru;i r-r[ri;jl i].^ par il. (Juillet, dans son iniii!nieus écrit sur les Modulions d'Italie.
Sr.S LES RÉVOLUTIONS D'ITALIE.
pnquc dcln tratistntion du Salnt-SîâgB il Avignon, l'Italie: rédama /f grands cris. D'une part, colle tianslii-
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de la papauté du moyeu âge, lui parait une nouvelle caplivilfi de Iî;i!.iyluue, nue spoliation de son droit ; de l'autre, cite trouve Inique d'élrc gouvernée par des 16f»als français, représentants d'un souverain né et résidant loin d'elle. Grande inconséquence, qui s'est reproduite toutes les fois (]HC les prétentions itltramontaineset le patriotisme italien se sont trouvés en présence! te monde ne peut accepter la suprématie Idéologique de l'Italie qu'a la Condition do poser sur l'Italie. Si Home est le concile permanent du catholicisme, Rome et la portion do l'Italie qui suit ses destinées doivent appartenir au catholicisme et non s'appartenir.
Le jour où l'Italie rappela la papauté qui s'éloignait d'elle cl suivait sa tendance cosmopolite, elle créa de la sorte îc plus lerribte des embarras qui durant des siècles devait peser sur son avenir. 11 ne faut pas que la politique pousse Irop loin le souci du pittoresque; ici pourtant le pittoresque a ses droits, car il correspond à de profondes raisons. Qu'on essaye de rêver pour Home un autre destin que celui que les siècles lui ont assigné. Qu'on imagine un plan de régénération italienne on Home ait une plane; qu'on en ima-