‹ Essais de morale et de critique (volume 2)Chapitre 37 sur 45 · LES SÉANCES DE UAIUÏI · texte numérisé non relu

LES SÉANCES DE UAIUÏI

prit humain, le style de YAsIréc et du Grand Gyrus a son charme. Ajoutons ;i l'honneur de Hariri que ses Séances, traduites rime pour rime et calembour pour calembour par un des poêles les plus célèbres de l'Allemagne, M. Frédéric Ilûckert, sont lues avec intérêt et empressement au delà du Rhin. Moire langue est trop sévère pour qu'une semblable tentative put être accueillie chez nous autrement que par le sourire; on peut voir cependant un essai très-curieux en ce sens, fait par un de nos plus habiles oricnlalistes, M. Munk 1 .

Hariri est, après tout, l'auteur le plus spirituel et le plus intéressant de la décadence arabe. Nulle part mieux que dans ses écrits on ne touche du doigt le tour d'imagination familier aux nattons musulmanes et la fatale limite qui leur semble . posée dans l'ordre des choses intellectuelles et morales. En général, il faut l'avouer, Hariri ne fait pas cnvistfger la civilisalion musulmane par le bon côté. Autant la vieille expression du génie arabe, telle qu'on la trouve dons les poésies anté-islamiqucs eL dans le Coran, porte un profond caractère de force et d'originalité, autant la science et la philosophie arabes sont dignes de toute noire admiration, comme ayant servi à continuer la

1 Journal asialnjtir, dcCL'UiLn: ls5t.

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