‹ Essais de palingénésie sociale (volume 2)Chapitre 31 sur 122 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

pies, aux diverses époques, correspondantes entre elles, d'une chronologie générale dont les cycles successifs sont des temps indéterminés, des périodes de civilisation, sans mesure fixe.

J'ai encore à dire, au sujet des prêtres de l'É-* gypte: Les destinées humaines n'auraient-elles eu une direction que chez le peuple hébreu? Le reste des nations aurait-il été abandonné à l'incertitude de la pensée humaine, ou plutôt à l'ignorance qui constitue la pensée humaine, lorsqu'on la considère séparée de sa source, dégagée de son principe, c'est-à-dire dépouillée à-la-fois de toute révélation et de toute tradition ? Tous les documents de l'histoire, tous les témoignages des siècles, seraient-ils menteurs en ce point? Ceux à qui fut attribuée l'éminente fonction de civiliser les hommes, voulez-vous les faire descendre de la sphère élevée ou ils dominent, pour les changer, de votre propre autorité, en de vils et d'heureux imposa leurs? Voulez- vous que votre dédain aille ensuite des jongleurs au genre humain lui-même, qui toujours se laisserait abuser? Voulez-vous enfin substituer les aveugles contingences du hasard au gouvernement régulier, à la conduite initiative de la Providence? Voulez - vous encore donner un démenti formel à la plupart des premiers Pèçes de l'Église , qui n'ont pas hésité à reconnaître des missions dans la gentilité? Et sur-tout n'est-il

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pas écrit, dans les Actes des Apôtres, que Dieu ne s'est jamais laissé sans témoignage? N'est-ce pas en cela que consistent les traditions générales du j^ genre humain, traduites dans toutes les langues, acclimatées chez tous les peuples , selon le génie des peuples et des langues , transformées dans toiis les cultes, selon les temps et les lieux? Pour ne pas sortir de la thèse particulière où nous sommes en ce moment, n'est-il pas écrit, dans ces mêmes Actes des Apôtres, que Moïse s'était instruit dans toute la science des Égy tiens? Or la science dès Égyptiens entrait donc au moins dans les voies préparatoires pour nos propres traditions^ N'est-il pas naturel, de plus, de penser que ceux qui, parmi les nations, occupaient alors le point culminant de la civilisation devaient être attentifs au mouvement de toutes les affaires humaines? Mais ici, il faudrait entrer dans l'essence des Mystères, et ce n'est point mon but. Qu'il me soit permis seulement de transcrire quelques lignes du comte Ouvaroff, sur ceux d'Eleusis.

« Le grand principe sur lequel reposait le po- «lythéisme, était, comme Warburton l'a sa va m- «ment démontré, l'admission de toutes les idées «religieuses.)) «Le Maître de l'univers, dit Thé- «mistius, semble se plaire à cette diversité des «cultes. Il veut que les Égyptiens l'adorent d'une «manière, les Grecs, d'une autre, les Syriens,

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