TROISIÈME PARTIE
famé de tous, le plus infâme sur-tout, parcequ'il a été fait par des peuples qui se disaient chrétiens! on frémit de reporter sa pensée non seulement sur le sort qui leur était réservé, mais encore sur les moyens par lesquels ils étaient obtenus. La récolte de ce fatal produit, le trafic, le transport, remploi , tout était un phénomène de cruauté et de perversité... A-t-on assez long-temps versé le ridicule sur ceux qui imploraient labolition de la traite des nègres? A-t-on assez long-temps répété : Gomment ferions-nous cultiver nos colonies?... Il ne faut pas tout dire; car, encore à présent, on aurait besoin de couvrir sa face, pour cacher sa honte.
Et cependant, Dieu déposait au fond des vaisseaux négriers les germes d'un mal qui, sous le nom de fièvre jaune, venait, de temps en temps, ^ jeter l'épouvante parmi nous.
Je citais tout-à-l'heure la loi romaine, relativement à la peine de mort. Avec de l'érudition, je pourrais remonter plus haut. Sabacos, en Egypte, avait, dit-on, aboli la peine de mort. Un autre roi fonda la Ville des Malfaiteurs. Je ne puis approuver l'idée exprimée par une telle désignation. Il faut que le droit d'asilef oit complet. Ne flétrissez pas l'homme que vous voulez améliorer.
Dans les peines, on regarde toujours l'utilité de la société; ne serait-il pas temps enfin, comme