‹ Essais de palingénésie socialeChapitre 187 sur 221 · LIVRE HUITIÈME. Sig · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME. Sig

dans le fond le plus intime de ma natui*e. Talaon fut alternativement titan et homme; il connaît ta loi des êtres* Tirésîas fiit tour-à-tour homme et femme; il. connut la loL des castes et des classes. Orphée fut à-la-fois ops et inops ; il voulut s'iden-> tifier avec tous les hommes. Quanti à moi, j-aicon-* nu les diverses formes sociales comme un étranger qui les eJbserve, et non comme un fort qui en fait partie, ou comme un faible qui les c(m«* voite. J ai entrevu tous, les mode& de Tintelligeiice, sans me les assimiler ; j'étais^en deliors des hiérarchies. De ploa,, it ne m a; point été donné de franchir le seuil le lliumanité. Je nai point éprouvé la saveur du lait deJunon ; mes lêtres ne se sont poûat approchées de la coupe An nectar ; j'ai ignoré les merv«tUe& de l'apothéose ; je me suis seulement abreuvé du vin civil, dénié aux profanes^ Je ne sois donc point parvenu, sage Évandre^ à Vépoptisme des mystères; et encore, il faut bien ^ue vous le sa* chiez , fils de la thyade, Tépoptiame des mysiÀres nest que lembléme dun époptisme inconnu , le^ qnely sans <lonte, se manifestera^ dans^ une auftre vie y ou dans celle«^, lorsque. Thommie sera plue avancé dans- la rude voie du progrès^

Un sage! caconta sa vie antérieure : Dans la^ vie qui a précédé celle-ci, disait^!, la seule doBt yme conservé un souvenir confus , la douleur ne me fut pas épargnée. Je régnais sur un peuple che»

qui n avaient pénétré ni la bienfaisante Isis, ni Cérès, ni Triptolème. Je fus tué par ce peuple, parceque je voulus le dompter, le soumettre au. joug salutaire des lois. Nos vies antérieures, dit un autre sage, appartiennent à des cycles astro-. nomiques perdus dans lample sein des temps antérieurs ; il ne nous est pas donné de les discerner encore. Sans doute Thistoire du monde actuel est devenue, dans ton esprit, ta propre histoire.

Un sage proposa ce problème : Est-ce une essence distincte qui, passant à Fétat de substance,, devient la substance humaine? Cette essence, avant d'être la substance humaine, doit-elle s'élaborer, se perfectionner, subir des transformations successives, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à l'état où elle est mûre pour la manifestation humaine, c'est-à-dire pour la manifestation première de l'intelligence ? Auparavant l'intelligence étaitelle, mais obscure? En quittant la forme humaine, continue-t-elle une évolution sans fin ?

L'essence humaine est l'essence humaine, ré-, pond un autre sage. Elle est le sommet du monde que nous voyons. L'homme attire-t-il à lui l'ame végétative des plantes, l'ame organique de certains animaux, en qui aurait déjà commencé l'assimilation? Toutes les substances immatérielles de ce monde seraient-elles donc attirées dans la sphère humaine? Cependant l'essence humaine

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