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i3o ORPHÉE.
que des animaux sans frein , mais Fhomme futur était en nous. Nous levons les yeux vers la colline escarpée d où partait le concert, vers la colline où la paix descieux s'était abaissée. Nous apercevons un dieu revêtu d'une longue robe de lin, il tenait uneiyre d or dans ses mains inspirées. Une couronne de laurier entourait le front de Fimmortel. Â ce moment, une femme sort du milieu de la foule, et fait entendre quelques syllabes d'une harmonie étrange. On avait cru dabord la voir surgir de la terre, comme une de ces émanations insaissisables qui, quelquefois le soir, se traineni sur les rivages des fleuves; puis se condenser et prendre la forme humaine. C'est une femme d'une haute stature, uneJemme inconnue à tous. Ses cheveux flottent en désordre sur sa tête singulièrement belle, la dépouille dune panthère couvre ses épaules admirables, ses yeux brillent d un éclat extraordinaire. Toutefois elle conserve quelque chose de fantastique, et ses traits ne pa^ raissent pas avoir été complètement réalisés^ Ses discouns, peu à peu, deviennent compréhensibles. L'ouïe, chez nous, s'éveille en même temps que se développent en elle la forme et la parole. Écoutez, s'écria-t-elle^ écoutez une femme à qui la musi^e a donné toute une existence, la. vie même^ Éodu*tez la .Voluspa des contrées du Nord, la sibylle du siècle nouveau! Je sais toutes choses. Les sir