‹ Essais de persuasionChapitre 114 sur 120 · EE · texte numérisé non relu

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son activité pendant une durée de temps plus grande que la moyenne des hommes ne le pouvait autrefois, pareille durée demeurant l'apanage de quelques exceptions jusqu’à ces jours. Je puis même: ajouter, à <e propos, fait que Mr. Wells oublie, je crois,/de faire entrer en ligne de compte, et qui ne peut que renforcer ses Observations pour les cinquante années à venir, que l’âge moyen d’une population sans cesse grandissante est bien inférieur à celui d’une population qui demeure stationnaire. Par exemple, dans les conditions de stabilité que nous pouvons espérer atteindre d'ici deux générations, nous arriverons à enregistrer assez rapidement, par Tap-

port à la population totale, une augmentation de près de

cent pour cent sur les chiffres actuels des personnes âgées (mettons de 65 ans et au-dessus) et une augmentation de cinquante pour cent des personnes d’un âge moyen (mettons de 45 ans et au-dessus). Au x1x° siècle, le pouvoir était dans les mains d'hommes qui n'avaient guère que 15 ans de plus que ceux qui le détenaient au «vie siècle, et avant la fin du xx° siècle, la moyenne d'âge où l’on accèdera au pouvoir risque encore de s'élever de 15 ans à moins qu'on ne trouve d'autres moyens que des troubles physiques ou mentaux pour faire de la place par en haut. Clissold (qui a 60 ans,

ne l’oublions pas), voit plus d'avantages que de désa-

vantages à cet ordre de choses que moi. La plupart des hommes, au fur et à mesure qu ils vieillissent, aiment de plus en plus l’argent et leur sécurité, ét de moins en

moins créer et construire, et ce virement apparaît bien

avant que leur faculté de jugement se soit sensiblement

altérée. La préférence de Mr. Wells va à un monde .

d'adultes, plutôt qu’à un monde de jeunes, absorbé par

des préoccupations sexuelles; elle est peut-être défen-

dable. Mais les avantages que comporterait un monde gouverné par des hommes déjà âgés et absorbés par des préoccupations purement monétaires me semblent

minces. Îl nous restera, dans l’hypothèse la plus favo-

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rable, à trouver ce qu’on pourra bien faire des hommes retirés des affaires et encore en possession de toutes leurs facultés dont Mr. Wells nous parle, lorsqu'il trace le portrait lamentable des hivernants, habitués de la Ri- Viera.

Ainsi nous vivons dans un âge ingrat aux transitions infiniment brusques, où la plupart d’entre nous, mais surtout ceux qui sont à l’avant-garde, se trouvent inadaptés, et par conséquent moins heureux que leurs prédécesseurs moins sophistiqués ou que leurs successeurs plus sophistiqués encore. Ce diagnostic, appliqué par Mr. Wells aux hommes absorbés par l’action et les

affaires, rejoint celui de Mr. Edwin Muir formulé dans

son fort intéressant volume de critiques intitulé Transilion, à propos de ceux qui mènent une vie contemplative ou artistique. Nos plus grands écrivains, si l’on en croit Mr. Muir, ne se sentent pas à leur aise dans le monde actuel; ils ne peuvent rien soutenir, rien com: battre avec foi, ce qui fait que leur œuvre est inférieure à leur talent si on la compare aux ouvrages nés dans des temps meilleurs, maigre, incomplète, dénuée, anémique, ainsi que leurs propres sensations par rapport à l'univers.

Bref, nous ne pouvons rester où nous sommes; nous sommes en route — en route vers quelque chose qui n'est pas mieux, qui n’est peut-être pas pire, mais qui constituera en tout cas un équilibre. Mais pourquoi n'irions-nous pas vers du meilleur? Pourquoi ne commencerions-nous pas à récolter les fruits spirituels de nos conquêtes matérielles? Et s’il doit en être ainsi, d’où viendra la force motrice qui doit nous conduire à

ce changement enviable? Ceci nous amène au second

thème de Mr. Wells.

» Dans le premier volume de Clissold, Mr. Wells nous conte les désillusions que cause à son héros le Socialisme. Dans le troisième volume, il se demande s’il n’y a pas

d’autre solution. D'où tirer les forces qui « changeront

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les lois, les coutumes, les règles et les institutions ‘du monde? » « Quelle classe, quels types d'individus doivent nous fournir des révolutionnaires? Comment les amener à collaborer? Quelles méthodes devront être les leurs? » Le mouvement socialiste est représenté comme une force de destruction puissante et dangereuse, menée par des hommes sentimentaux, par des intellectuels qui ont de bonnes intentions au lieu d'idées. Une révolution constructive ne peut être menée à bien par des gens de cette sorte. L'intelligence créatrice de l'humanité ne se trouve pas de ce côté, mais parmi les savants, et les grands hommes d’affaires modernes. À moins d’atteler cette forme d'esprit, des hommes de ce caractère et de ce tempérament à la tâche, nous n’aboutirons jamais — car c’est une tâche d’une immense complexité réelle et qui présente de grosses difficultés intellectuelles. Il faut donc que nous recrutions nos révolutionnaires parmi les droites et non les gauches. Il faut que nous parvenions à convaincre des hommes de la trempe de ceux qui, aujourd’hui, prennent plaisir à édifier de grandes entreprises commerciales, que de plus grandes besognes les attendent qui les amuseront encore davantage. Voilà le fameux complot que Clissold fomente au grand jour. Clissold est orienté à gauche — très, très à Pet mais il cherche parmi la droite à rallier la puissance créatrice et la volonté constructive qui l’y conduira. 11 se définit Iuimême comme étant libéral de tempérament et de caractère. Mais le Libéralisme politique doit mourir « pour renaître avec des directives plus précises et une volonté plus nette ».

Clissold fait ici un reproche au Parti Socialiste que

beaucoup ont formulé, dont plusieurs Socialistes. Pour.

pétrir à nouveau le monde, il faut le doigt créateur de Brahma. Mais actuellement Brahma sert la Science et les Affaires, et ne s’occupe ni de politique ni de gouvernement. Le grand danger que court le monde, pour reprendre les propres mots de Clissold, est « qu'avant

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que Brahma puisse commencer son œuvre créatrice, Siva, en d’autres termes, la puissance destructive et fanatique du Socialisme prenant soudain conscience de ses privations et limites actuelles inutiles, ne lui rende la tâche impossible ». Nous éprouvons tous, je crois, cètte inquiétude. Nous savons qu'il faut créer rapidement un milieu propice à l’action de Brahma avant quil ne soit trop tard. Jusqu'à un certain point donc, la plupart des hommes au tempérament actif et constructeur, à quelque fraction politique qu'ils appartiennent, sont prêts à se rallier à ce complot au grand jour.

Qu'est-ce alors qui les retient? C’est ici, je crois, que Clissold se perd et que quelque chose lui échappe. Pourquoi des hommes pratiques trouvent-ils plus amusant de faire de l’argent, que d’entrer dans le complot quil leur propose? Je suggère que ce doit être à peu près la même raison que celle qui fait qu'ils trouvent plus amusant de jouer un bridge le dimanche que d'aller à l’église. 11 leur manque ce mobile que, s'ils l'avaient, l’on pourrait appeler la foi. Ils n’ont pas la foi, aucune foi, ces hommes qui pourraient devenir des conspirateurs au grand jour. C’est pourquoi, à moins qu'ils n'aient la chance d’être des savants ou des artistes, ils se rabattent sur ce grand mobile qui remplace tous les autres, cet Ersatz parfait, cette drogue pour tous ceux qui au fond ne cherchent rien : l’Argent. Clissold reproche aux partisans enthousiastes du Socialisme d’avoir « des sentiments à la place d’idées ». Mais il ne nie pas qu'ils aient des sentiments. Ce pauvre Mr. Cook n’a-t-il pas peut-être quelque chose qui manque à Clissold? Clissold et son frère Dickon, expert en publicité, s’agitent à travers le monde à la recherche de quelque chose sur quoi fixer leur abondante libido. Mais ils ne l’ont pas trouvé. Ils voudraient tant être des Apôtres. Mais ils ne le peuvent pas. Ils restent malgré tout des hommes d’affaires.

J'ai choisi deux thèmes dans un livre qui en comporte

des douzaines. ls né sont pas tous aussi bien traites. Connaissant les Universités beaucoup mieux que Mr. Wells, je déclare que la description qu'il en fait ne contient pas plus de vérité que ce que peut en retenir une caricature. Il sous-estime totalement leurs possibilités. Elles peuvent encore se transformer en des temples de Brahma que Siva respectera. Mais Clissold, pris dans son ensernble, constitue une belle réussite, un œuf substantiel d’une poule couverte de gloire, l’épanchement d’un esprit ingénieux, sincère et généreux.

Bien que nous parlions davantage que jamais d'art pur, nous ne sommes pas à une époque favorable à de purs artistes, pas plus qu’à la perfection classique. Nos écrivains les plus fertiles aujourd’hui sont pleins d’impérfections; ils s’exposent à des erreurs de jugement, ils ne cherchent pas à devenir immortels. C'est pour ces raisons peut-être que nous, leurs contemporains, ne sommes pas toujours justes envers eux el n’estimons pas toujours avec équité ce que nous leur devons. Quelle dette à tout être intelligent envers Bernard Shaw! Quelle dette aussi envers H. G. Wells, dont l’âme semble avoir suivi un développement parallèle à celui de son lecteur, «si bien qu’à travers les étapes successives de nos vies, il nous a charmés, et qu'il a guidé notre imagination de l’enfance à l’âge mür.

4 | PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 1e ___ POUR NOS PETITS-ENFANTS (1950).

Nous souffrons actuellement d’une mauvaise épidémie de pessimisme économique. il est courant d'entendre dire que la période de grands progrès économiques qui caractérisa le xrx° siècle est close; que l'amélioration » ce rapide de la vie va maintenant marquer un ralentisse- | és ment — du moins en ce qui concerne la Grande-Bretagne; et que la prospérité va plutôt diminuer qu'augmenter dans la décade qui commence.

Je pense que c’est là une interprétation tout à fait erronée de ce qui nous arrive. Nous souffrons, non des rhümatismes propres à la vieillesse, mais de douleurs de croissance inhérentes à une poussée trop brusque, de ce qu’a de pénible la transition d’une période économique à uñe autre. L'augmentation du rendement technique s’est produite sur un rythme trop rapide pour que nous puissions y adapter l'emploi de la maind'œuvre: l’amélioration des conditions matérielles de l'existence a été un peu trop précipitée; les systèmes bancaires et monétaires du monde ont empêché les intérêts de tomber aussi vite que l’exige un pur équilibre. Pourtant, même dans ces conditions, les dégâts et les pertes n’atteignent que 7 1/2 pour cent du revenu national; nous gaspillons 1 shilling et 6 pence par livre, et

il ne nous reste ainsi que 18 shillings 6 d., alors que nous, pourrions avoir 1 livre si nous étions plus raisonnables; et cependant ces 18 shillings 6 d. représentent autant que la livre, il y a cinq ou six ans. Nous oublions qu'en 1929, la production brute de l’industrie de la Grande- Bretagne fut plus grande que jamais, et que l'excédent de notre balance commerciale, disponible pour de nouveaux placements à l'étranger, une fois nos importations payées, dépasse pour l’année dernière, celui de toutes les autres nations, et est de 50 % plus élevé que l'excédent des Etats-Unis. Ou encore — si l’on veut faire cette comparaison — supposons que nous réduisions nos salaires de moitié, que nous répudiions les 4/5 de notre dette d'Etat, et que nous transformions nos excédents de richesse en or improductif, au lieu de les prêter à 6 % ou davantage, nous ressemblerions à la France actuellement tant enviée. Mais serait-ce un avantage?

La dépression mondiale actuelle, l’anomalie monstrueuse que constitue le chômage dans un monde plein de besoins, les fautes désastreuses que nous avons commises, nous rendent incapables de voir ce qui se passe au-dessous de la surface et d'interpréter le sens véritable des événements. Mais je prédis que les deux conclusions pessimistes opposées et qui font tant de bruit dans le monde actuellement se verront démenties de notre vivant — la conclusion pessimiste des révolutionnaires qui estiment que tout va si mal que seul un bouleversement radical peut nous sauver, et la conclusion pessimiste des réactionnaires qui considèrent que l’équilibre de notre vie économique et sociale est si fragile que nous ne pouvons tenter aucune expérience. |

Mon intention, dans cet article cependant, n'est pas de considérer le présent ou l’avenir immédiat, mais de mé dégager des contingences trop actuelles et de m'envoler vers l'avenir. Quel niveau de vie économique pouvons-nous espérer atteindre dans 100 ans d'ici? Quelles sont les perspectives économiques pour nos petits-enfants?

Des temps les plus reculés que nous connaissions — mettons de 2.000 ans avant Jésus-Chrit — jusqu’au début du xvin® siècle, il n'y eut pas de grands changemenis dans les conditions d'existence de l’homme moyen vivant dans les centres civilisés de la terre. Des hauts et des bas bien entendu. Epidémies, famines, guerre. Entre temps, des années dorées. Mais pas de changement progressif violent. Certaines périodes sont peut-être de 5o % meilleures — au maximum de 100 % meilleures que d’autres au cours des quatre mille ans qui s’achèvent, mettons en 1700. Ce rythme lent du progrès, ou cette absence de progrès, provenait de deux raisons : l’absence singulière de toute invention technique importante, et l'incapacité d’accumuler des capitaux.

L'absence de toute invention technique importante, pour ainsi dire des temps préhistoriques jusqu'aux temps modernes, est véritablement singulière. Presque tout ce qui compte, et que le monde possédait au commencement des temps modernes, était déjà connu de l’homme à l’aube de son histoire. Le langage, le feu, les mêmes animaux domestiques qu'aujourd'hui; le blé, l'orge, la vigne et l'olivier, la charrue, la roue, la rame, la voile, le cuir, le lin et la toile, la brique et la poterie, l'or et l'argent, le cuivre, l’étain et le plomb — puis le fer qui s’ajouta à cette liste avant l’an 1.000 avant Jésus-Christ — Ja banque, la politique, les mathématiques, l’astronomie et la religion. On ne trouve pas de trace de Ja première apparition de ces choses.

À une époque donnée, avant l’aube de l’histoire, peutêtre même dans un de ces intervalles paisibles situés avant le dernier âge de glace — il dut y avoir une vie de progrès et d'invention comparable à celle que nous vivons aujourd'hui. Mais à travers toutes les annales de l’histoire, on ne trouve rien de la sorte.

- Les temps modernes ont débuté, je crois, avec la formation d’un capital qui se fit au xvi° siècle. Je crois = ceci pour des raisons dont je ne veux pas eharger

cet exposé — que cette formation a pour origine une hausse des prix et les bénéfices consécutifs qui en résul-” tèrent, lors de l’apparition de nouveaux trésors d’or et d'argent rapportés par l'Espagne du Nouveau Monde dans l’Ancien, De ce temps à nos jours, la puissance d’accumulation que constituent les intérêts composés et qui semblait en sommeil depuis des générations, ressuscita et retrouva ses forces. Et la puissance que représentent des intérêts composés sur un laps de temps de deux siècles, est telle qu’elle confond l'imagination.

Pour illustrer ce fait, qu’on me laisse donner quelques chiffres qui sont le résultat de calculs auxquels je me suis livré. Le montant des placements étrangers de la Grande-Bretagne aujourd’hui est estimé à environ £ 4.000.000.000. Ceux-ci nous rapportent un intérêt d’un taux d’environ 6 1/2 %. Nous en rapatrions la moitié, et les dépensons; l’autre moitié, soit 3 1/2 % demeure à l'étranger où: ils s'accumulent et forment avec les autres capitaux des intérêts composés. Ceci .se passe depuis environ 250 ans.

Car je fais remonter les premiers placements étrangers de la Grande-Bretagne au trésor que Drake vola à l’Espagne en 1b8o. Cette année-là, il revint en Angleterre, chargé des trophées prodigieux dé la Toison d'Or. La reine Elisabeth était une des principales actionnaires du consortium qui finança l'expédition. Avec ses bénéfices, elle remboursa toute la dette étrangère de F Angleterre, rétablit l’équilibre budgétaire, et se trouva encore en possession de € 40.000. Elle plaça celles-ci dans la Compagnie du Levant qui fit des affaires florissantes. Avec les bénéfices de la Compagnie du Levant, on fonda la Compagnie des Indes Orientales, et ce sont les bénéfices de cette magnifique entreprise qui constituèrent la base des placements anglais à l’étranger. Or, il se trouve que £ 40.000 placées à 3 1/4 % d'intérêts composés, correspondent environ au volume des placements de l'Angleterre à l’étranger de nos jours et à- des dates

différentes; elles équivaudraient aujourd’hui à une somme de £ 4.000.000.000, ce qui, je l’ai déjà indiqué, est le montant actuel du total de nos placements à l'étranger. Ainsi, chaque livre rapportée par Drake en 1580 est devenue aujourd’hui 100.000 livres. Telle est la puissance des intérêts composés.

C’est du xvr° siècle, et le mouvement ne fera que s’accentuer à partir du xvirm*, que commence le grand âge de la science et des inventions techniques; il atteint son plein apogée au xrx° siècle : charbon, vapeur, électricité, pétrole, acier, caoutchouc, coton, industries chimiques, machines automatiques, production en série, T. S. F., imprimerie, Newton, Darwin et Einstein sans compter mille autres découvertes et grands hommes, trop célèbres et trop connus pour qu'on les nomme, constituent le bilan de cet âge d’or.

Quels en sont les résultats? En dépit d’un accroisse- .ment considérable de la population du globe qu'il a fallu doter de maisons et de machines, le standard de vie en Europe et aux Etats-Unis a été amélioré, je crois, de 4oo pour cent. L’accroïissement du capital dépasse r00 fois celui d'aucun autre temps. Et dorénavant nous ne devons pas attendre d’accroissement important de la population. Si le capital augmente, mettons de 2 % par an, le matériel qui constitue les capitaux du monde aura doublé en 20 ans, et sera 7 fois 1/2 plus important d'ici roo ans. Réfléchissez à ce que cela représente en objets matériels : maisons, moyens de transports, etc.

Parallèlement, le perfectionnement technique de la fabrication et des transports marque un rythme accru au cours des dix dernières années qui n’a pas de précédent dans l’histoire: Aux Etats-Unis, dans les usines, la production par tête était de 4o % plus élevée en 1925 qu'en 1919. En Europe, nous avons encore un retard qui tient à des obstacles temporaires, mais on peut cependant se risquer sans crainte à affirmer que l’accroissement Qui résulte des progrès de la technique se chiffre par

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