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. apparence d'autorité, et que, plus le chiffre est énorme,
CAPACITES DE PAIEMENT DE L’ALLEMAGNE ox
Il est vrai. qu’en 1870, nul ne pouvait dire qu'elles seraient les .forces de l’Allemagne en roro. Nous ne x pouvons même pas espérer légiférer pour une généra- : 1 tion ou davantage. Les changements qui se produisent
au cours des siècles dans la condition économique de | F l’homme, la facilité avec laquelle les prévisions humaines re sont sujettes à l’erreur, peuvent aussi bien nous abuser ca dans un sens que dans un autre. Nous ne pouvons pas, se si nous sommes sensés, faire mieux qu'établir notre “4 politique sur les certitudes que nous avons, et que ie l'adapter aux cinq ou dix années sur lesquelles nous d pouvons nous croire autorisés à faire des. prévisions. no Et nous n'avons pas tort, si nous laissons de côté les au hasards extrêmes de la vie humaine et les bouleverse- en . ments qui modifient la nature et les rapports de “es l’homme avec elle. Ce n’est pas parce que nous n’avons Fe 4 pas une connaissance suffisante dés moyens de paie- “4 ment que peut avoir l’Allemagne durant une longue ce période, que, nous sommes autorisés (comme nous 2 l'avons entendu dire) à déclarer qu'elle peut payer des ‘à dizaines de milliards de livres. 4 Pourquoi le monde a-t-il été si confiant dans les … mensonges des politiciens? S'il faut une explication, ie nous attribuons en partie cette crédulité aux influences ee suivantes. 1 En premier lieu, les grandes dépenses de guerre, Fe l’augmentation des prix, la dépréciation de la monnaie, nu tout cela mettant l’unité de valeur dans une position k
absolument instable, nous a fait perdre tout sens de la É quantité et de la grandeur en matière financière. Ce que ea nous pensions être les limites du possible a été si large- sie ment dépassé, ceux qui fondaient leurs prévisions sur le passé se sont si fréquemment trompés, que le premier venu est prêt à croire tout ce qu'on lui dira avec une
plus il l’accepte aisément.
Mais ceux qui examinent le sujet plus profondément
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nn ESSAIS DE PERSUASION
sont souvent trompés par une erreur qui semble plus raisonnable. Tel peut établir ses conclusions en distinguant l'excédent de la production de l'Allemagne de l'excédent de ses exportations. Helfferich, en 1915, estimait l'accroissement annuel de la richesse allemande entre £ 4oo:000.000 et £ 425.000.000 (non compris l'accroissement de la valeur monétaire du sol et de la propriété existant déjà). Avant la guerre, l'Allemagne dépensait de £ Bo.000.000 à £ 100.000.000 en armements, dont elle peut à présent se dispenser. Pourquoi, par conséquent, ne paierait-elle pas aux Alliés une somme annuelle de £ 5oo.000,000? Ainsi posé, l'argument se présente sous sa forme Îa plus forte et la plus favorable.
Cependant il contient deux erreurs. Tout d’abord, après ce qu'a souffert l'Allemagne dans la guerre et par suite de la paix, ses économies annuelles seront loin d’être ce qu'elles étaient auparavant, et si elles sont saisies année par année, elles n’atteindront jamais leur niveau précédent. L’Alsace-Lorraine, la Pologne, la Haute-Silésie, maintenant perdues, ne Bphraont pas pour moins de £ 5o.o00.000 dans l’accroissement des richesses: L'Allemagne tirait sans doute de sa marine, de ses placements à l'étranger, de ses affaires de banque et de ses relations à l’extérieur, £ 100.000.000 environ, et tout cela lui a été pris. L'économie qu'elle réalise sur les armements est largement contrebalancée par les charges annuelles que lui imposent les Pensions, qui se montent à £ 250.000.000 1 et représentent une véritable diminution de productivité. Nous pouvons mettre de côté le fardeau de la dette intérieure, — 240 milliards de marks, — en considérant qu'il intéresse plus la
. La conversion au pair de 5 milliards de marks augmente, de ‘suite de la dépréciation actuelle du mark, la charge monétaire que constitue le paiement des pensions, mais non, selon .
toutes probabilités, la diminution de productivité résultant des pertes humaines,
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