‹ Essais de persuasionChapitre 43 sur 120 · EN · texte numérisé non relu

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gros risques en vue de remédier à une situation sans gravité, est des plus erronées. Il n’y aurait qu’un risque négligeable pour se débarrasser d’une monstrueuse anomalle.

Rien ne figure dans ce programme qui ne vaille en SOI Ja peine d’être réalisé, Cependant, même si là moitié des travaux ne devait servir à rien, il vaudrait encore mieux les entreprendre. Un peu d’audace fût-elle jamais plus justifiée, y eût-il jamais meilleure raison de courir un risque, en admettant que ce projet en comporte

Il peut paraître fort sage de demeurer assis immobile dans son fauteuil et de hocher la tête. Mais tandis qu’on attend, le travail inemployé des chômeurs ne s’amasse pas dans une banque sous forme de crédits prêts à servir un peu plus tard, Il est irrémédiablement gaspillé et conslitue une perte absolue. Chaque bouffée de la pipe de M. Baldwin nous coûte des millions de livres.

L'argument qu’on oppose le plus souvent à ce plan, c’est que l’argent levé par l'Etat en vue de financer des travaux généraux d'outillage, diminuerait d’autant les apitaux disponibles pour l’industrie privée. En ce cas, l'application d’un plan d'outillage national, n’améliorerail pas réellement l’état de la main-d'œuvre. Il remplacerait. simplement l'emploi de la main-d'œuvre privée par un emploi de la main-d'œuvre de la part de l'Etat. C'est Jà ce qui arriverait d’après les raisonnements qu'on

entend répéter, ou bien alors ce serait l'Inflation. Il n'ya

donc rien ou peu de choses à faire pour le Gouvernement. La situation est désespérée et nous n’avons qu'à nous laisser aller.

Telle fut l’attitude adoptée par le Chancelier de l’Echiquier dans son discours pour défendre le Budget. « C’est

la doctrine orthodoxe de la Trésorerie, à laquelle nous.

demeurons fermement attachés », a-t-il dit à la Chambre des Communes, « que de professer que, quels que soient les avantages politiques ou sociaux que peuvent amener des emprunts et des dépenses de l'Etat, ils ne sauraient

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