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échappent à notre contrôle interviennent pour fixer le taux doré sur tranche de l'intérêt; aussi l’action que peut exercer sur lui le Gouvernement britannique en limitant ou développant son programme d'utilisation des capitaux est-elle très limitée. Supposons, en méttant les choses au mieux, que son action intervienne dans une proportion d’un quart pour cent. Par rapport aux 2.000 millions de livres, auxquelles s'élèvent les emprunts de guerre, sujets à conversion, cela constitue une différence dans le service annuel des intérêts de £ 5 millions par an. Rapprochez ce chiffre de celui des dépenses des câisses de chômage qui est de plus de 50 millions de livres par an!
De plus, au cours des dix prochaines années, il n’est pas impossible qu'il vienne un moment — comme cela se passait de temps à autre avant la guerre — où, pour des raisons d’ordre mondial, le taux de l'intérêt baïsse de façon anormale, bien davantage que nous ne pouvons espérer l'y contraindre par des manœuvres de Trésorerie, lant que les conditions demeurent défavorables, du fait des taux anormalement élevés qui règnent aujourd’hui dans le monde. C’est alors que le moment sera venu d’amortir. Même, par conséquent, si la Trésorerie pouvait actuellement effectuer des conversions en réalisant une économie d’un quart où d’un demi pour cent; il serait peut-être fort imprudent de le faire, Une conversion prématurée, qui ne réaliserait qu'une légère économie, serait une grave erreur. I] faut avoir la patience d'attendre que se présentent des conditions particulièrement propices, alors le Chancelier de l’Echiquier en exercice pourra réaliser de grandes choses. |
Mais en dehors de toute question d'avantage ou d’inconvénient budgétaire, c’est faire preuve d’une grande confusion d'esprit que de s'opposer pour de 1elles raisons au développement des moyens de production du pays. Le taux de l’intérêt peut baisser pour deux sortes de raisons diamétralement opposées. Il peut baisser par.
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suite d’une abondance de réserves monétaires, c’est-à-dire parce qu’il y a trop d'argent disponible pour des placements; ou il peut baisser par suite d’un manque d'objet de placements, c’est-à-dire parce qu'il y a pénurie d’affaires susceptibles de présenter suffisamment d'intérêt pour qu'on y place ses économies. Or une baisse résultant de la première de ces raisons, sert forcément les intérêts de la nation. Mais une baisse résultant de la seconde, et d’une restriction voulue de débouchés pour nos capitaux, ne constitue qu'une méthode désastreuse de nous appauvrir nous-mêmes.
Un pays s'enrichit non par l’acte purement négatif de chaque individu de ne pas dépenser tout son revenu en produits de consommation. Ce qui l’enrichit, c’est l’acte positif d'utiliser son épargne en vue d'améliorer l’outillage national du pays.
Ge n'est pas l’avare qui s'enrichit, mais celui qui sait faire de son argent des placements fructueux.
Si l’on incite les gens à l’épargne, ce doit être en vue de construire des maisons, des routes, etc. C'est pourquoi une politique qui cherche à abaisser le taux de l'intérêt en supprimant toute entreprise d’amélioration, et en enlevant ainsi tout sens et débouché à nos économies, mène carrément au suicide. Personne peut-être ne défendrait une telle politique si elle était définie en ces termes. Maïs c’est en fait celle qu'a suivie la Trésorerie pendant plusieurs années. En certains cas, la pression de l'opinion publique ou d’autres départements ministériels, ou des autorités locales, fut assez forte pour l'en détourner. Mais chaque fois qu’elle a pu commettre une gaffe, elle n’y a point manqué.
La preuve de la légèreté de sa politique et du peu de bon sens qu'elle a mis à l’appliquer, se trouve dans le fait qu'elle n’est même point parvenue à amener une baisse du taux de l'intérêt, Car, comme nous l’avons constaté plus haut, s’il n’y a plus à l’intérieur de débouchés, pour le placement des capitaux, les réserves s’en-
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