INT ME
LUE TE FE A Te MERE Mi D ra Lis” de 9e RER ne 2e AN ne rc «ie
#2 ré Ru “
qui leur restent, et à les mettre autant qu'il se peut à l'abri de tous risques nouveaux. Ceci a toutes sortes de répercussions muettes et invisibles sur les entreprises nouvelles. Car il s’ensuit que les banques se montrent moins prêtes qu'elles ne le seraient en temps normaux à financer n'importe quel projet qui peut entraîner l’immobilisation de leurs capitaux.
Pour apprécier à partir de quel degré le facteur sur lequel j’attire votre attention prend de l'importance, il nous faut examiner comment se comportent les prix des différentes espèces de biens, tout d’abord les principales matières premières et les produits alimentaires qui font l’objet d’un commerce international. Ils jouent un rôle important pour les banques car les stocks de ces marchandises, qu'ils soient en magasin ou en transit, qu'ils soient à demi manufacturés ou entièrement manufacturés et pas encore vendus, sont pour une large part financés par les banques. Au cours des dix-huit mois derniers, les prix de ces marchandises ont baissé en moyenne d'environ 25 %. Mais c’est là une moyenne et les banques ne peuvent établir de moyenne entre les garanties de leurs différents clients. Beaucoup de marchandises particulières d’une importance commerciale de premier rang,
ont subi une baisse de prix de 4o à 5o % et même =.
plus. &
Puis viennent les actions ordinaires des grosses compagnies et sociétés qui occupent les premières places sur les différents marchés de la bourse dans le monde. Dans la plupart des pays, la baisse qu'elles subissent est en moyenne de 4o à 50 %; et c’est là aussi une moyenne qui veut dire que certaines actions parmi celles qu’on considérait de tout repos il y a deux ans, ont baissé bien davantage. Puis viennent les obligations et les valeurs à intérêt fixe. Celles qui sont les plus réputées ont légèrement monté ou, dans les cas les plus défavorables, baissé d’environ 5 %, ce qui a rendu des services pratiques en certains cas. Mais beaucoup d’autres valeurs à
intérêt fixe, qui tout en n'étant pas des plus réputées,
étaient et demeurent d'excellentes valeurs, ont baissé de 10 à 15 % tandis que des valeurs d’état étrangères
ont subi, comme tout le monde le sait, des pertes prodigieuses., Ces pertes, même lorsqu'il s’agit des moins
sensibles, peuvent être tout aussi sérieuses car ce genre
d'obligations (sauf en Grande-Bretagne) se trouve très
souvent dans les mains des banques elles-mêmes, de sorte
qu'il n'y a pas de marge qui protège ces dernières contre
les pertes.
La baisse des prix des marchandises et
boursières,
? À s'est dans
égale pour tous les pays.
l’ensemble
des
produite de
valeurs
façon
En ce qui concerne le mode suivant de propriété — qui joue un rôle d’une grande
importance par les montants qu'il représente à Savoir,
la propriété immobilière, les effets diffèrent davantage selon les pays. Un des grands éléments de stabilité en Grande-Bretagne, et je crois, également en France, a été la fermeté relative des valeurs en matière immobilière. Là, il n'y a pas eu de crise, ce qui fait que les affaires d'hypothèques sont demeurées saines et que les emprunts
immobiliers
demeurent
inébranlés.
Mais
dans
bien
d’autres pays, la crise s’est également fait sentir en ce domaine, surtout peut-être aux Etats-Unis où les valeurs
fermières
ont
considérablement
baissé, et
aussi
celles
des immeubles urbains. La plupart ne dépassent guère aujourd'hui 60 à 70 % du coût réel de leur construction et demeurent souvent fort au-dessous de ces chiffres. Pareils faits, lorsqu'ils se produisent, aggravent consi-
dérablement le problème, d’une part parce qu'ils mettent en jeu de très fortes sommes, et d'autre part, du fait qu'il s’agit là d’un genre de propriété qu’on a l'habitude
de considérer comme dénué de toute espèce de risques. Enfin, il y a les avances faites par les banques à leurs
chents pour subvenir aux besoins de leurs affaires. Ge
sont celles qui, dans la plupart des cas, se trouvent les
plus frappées. La garantie, en ce cas, est représentée
agi bia PS +
J 3 os de Ent 2 ÉD
PA
pat
FES se ER EE M AE 0 2 ef 9 NES MSN À DEEE A MVL Ne et +
nie
LA Lee
Jin LEA AT AUS AR + HS PRE he gs 2 Eee og a me Lane di
RE
se Fi ge |
À fre st ’ Et Sous DE 40»
ep pr rites aires mnt
s ve di =
fente 35
a SAT a
site
rade A
tout d’abord par les bénéfices précis et actuels, de l'affaire que l’on finance; et dans les circonstances actuelles, pour la plupart des productions de matières premières, la plupart des fermiers et des fabricants, il n’y a pas de bénéfices, et toutes les chances de demeurer insolvables, si les affaires ne se mettent pas d'ici peu à reprendre.
En résumé, il n’y a pour ainsi dire pas dé propriété, sauf la propriété immobilière, quelle que soit lutilité ou l'importance qu'elle puisse avoir pour le bien de Ia communauté, dont la valeur monétaire n'’ait subi une baisse formidable et sans précédent. Ceci s’est passé dans une collectivité qui, je le rappelle, est organisée de telle sorte qu'un voile d'argent recouvre un large espace entre les biens eux-mêmes et le propriétaire des richesses. Le propriétaire apparent des biens eux-mêmes s’en est assuré la propriété en empruntant de l'argent au véritable possesseur de la richesse, De plus, c’est surtout par l'intermédiaire des banques que tout cela s’est fait. C'est-à-dire que les banques ont en échange d’un dédommagement fait intervenir leur garantie. Elles tiennent
Ja place entre le véritable emprunteur et le véritable prê-
teur. Elles ont apporté leur garantie au véritable prêteur, et cette garantie n’a de prix que si la valeur monétaire des biens appartenant à l’emprunteur correspond à la valeur de l'argent qui a été avancé dessus.
C’est pourquoi une diminution des valeurs monétaires aussi sérieuse que celle qui se produit actuellement, menace de faire s’écrouler toute notre structure financière. Les banques et les banquiers sont aveugles de nature. Ils n’ont pas vu ce qui allait arriver. Certains ont même accueilli avec faveur la chute des prix vers ce qu'ils ont appelé un juste niveau, le niveau « naturel » et souhaitable d’avant-ouerre. C'est-à-dire le niveau des prix auquel fut habitué leur esprit dans la période de leur formation. Aux Etats-Unis, certains d’entre eux emploient de soi-disant « Economistes » qui nous répètent encore
ne
CE ÉD GT, TT p a à Dur Lie Re À 0 er > = CC Se NS à | ces SERRE / DRASS ea EE) :
- s LE TRES Le fn LB 2 + 2 L di > - ': tn > : UE G RENE See:
À vin x - £ HA 2 L .
% ECM | (0 RTS ds k M Ve 4 Te : F2 e SAS Jess
2e et ue 4 0 Tee Gen À " — à Per x St SA
aujourd'hui que nos maux proviennent du fait que le prix de certaines marchandises et de certains services n’ont pas encore assez baissé, sans tenir compte de ce fait qui devrait Jeur crever les yeux, à savoir : que si leur remède était appliqué, il constituerait un véritable danger pour la solvabilité de leur établissement. Un banquier sensé n’est hélas point un banquier qui voit venir le danger et l’écarte, mais un banquier qui, lorsqu'il se ruine, le fait d’une manière orthodoxe et conventionnelle, en même temps que ses collègues, de facon à Ce qu'on ne puisse rien lui reprocher.
Mais aujourd’hui, les banquiers commencent enfin à se réveiller. Dans de nombreux pays, les banquiers s’aperçoivent, d’une façon fort désagréable, qu’une fois que la marge de leurs clients s’est évanouie, ils se trouvent eux-mêmes réduits à une marge. J’estime qu'à l'heure actuelle, si l’on évaluait au plus juste la valeur indéterminée de tous les biens, on trouverait qu’une grande partie des banques dans le monde ne saurait faire face à ses paiements, et cette proportion ne pourra que s’accroître avec la Déflation. Heureusement nos propres
banques anglaises paraissent à l’heure actuelle -— ceci pour des raisons multiples — être parmi les plus solides.
Mais il y a un degré de Déflation auquel ne résiste aucune banque. Et dans de nombreux pays du monde, dont les Etats-Unis ne sont pas le moindre, c’est l’état actuel des banques, bien qu'il échappe partiellement à l'œil du public, qui constitue l’élément le plus dangereux et le plus vicié de la situation générale. Il est clair que les événements actuels ne peuvent se prolonger davantage sans que quelque chose casse. Si l’on ne fait rien, ce sera dans les banques du monde qu'’aura lieu la casse la plus effrayante.
Le capitalisme moderne se trouve, selon moi, en présence du dilemme suivant: ou trouver un moyen de relever les valeurs monétaires et de les ramener à leur taux antérieur, ou voir se produire de nombreuses faillites et
LL re ESF RS PI Lai LL 4 Luis à ENS > en = EE RIRES F- Sel ee x Ê MS us ET À x A PAT Qt Re CEPERNE R V : DÉS 0 Dada pi a y ; à A RES nc Le fes re an à 1 és. TUE DR h se SE ESPRIT CLASS Hier de LE è Due, x 4 > rois 2 S Sr an DEL des ss à FR EC a le d " it de s- = x Fond à DS Mu ÀS + : RE RSER wi : s : ; - mate à ass RP, rusrt és es Dh 0) D'u08 «hr * # + + < : Eee EE et he ne PR PEUT ; à ÿ è ÿ À
ss
JE Qu
“ NOR ER TE ES LA: REP Et - St
RL dé pm Long, © és rer
banqueroutes ét s’écrouler toute une partie de sa sitructure financière, après quoi nous nous remettrions tous à nouveau à l’ouvrage, pas tellement appauvris que nous ne l’imaginons, et le cœur peut-être beaucoup plus léger, bien qu'ayant souffert de nombreux désordres, gaspillages, injustices sociales, et assisté à une nouvelle distribution des fortunes privées et de richesse. Individuellement, beaucoup d’entre nous se trouveraient ruinés, bien que dans l’ensemble la collectivité ne se trouverait guère atteinte. Mais sous l'impulsion de la misère et du choc, nous aurions peut-être appris à mieux diriger nos affaires.
Les symptômes actuels indiquent que les banquiers se précipitent au suicide. À chaque pas, ils oni refusé d'appliquer un remède assez énergique. Et ils ont laissé les choses aller si loin qu'il est à présent difficile de trouver un remède quelconque.
Cela fait. bien entendu, partie du métier de banquier que de sauver les apparences, et de professer à l’égard des conventions, un respect des plus humains. [ls sont devenus, à force de tenir ce rôle, les hommes les plus romantiques et les moins pratiques qu'on puisse rêver. Il est tellement essentiel pour eux que leur état soit à l'abri de toute critique qu'ils en arrivent eux-mêmes : faire abstraction de tout sens critique, jusqu’à ce qu'il soit trop tard. En bons citoyens honnètes qu'ils’ sont, ils ressentent de l’indignation pour les périls que court le malheureux monde dans lequel ils vivent, lorsque ces périls sont venus à maturité, mais ils ne les prévoient pas. Une conspiration des banquiers! L'idée est absurde! Si seulement cela pouvait exister! S'ils doivent jamais être sauvés, je puis prédire que ce sera à leur corps dé-
D” je
fendant.
- o Nés RS Ps ee SIENNE der
V2 SE VERRE Fais ÉTREEL DR ER LR A PE L À = ESS Es 5 ARE EEE GITE PEMRUNS En EEE FR RAD HR TRES Se RARES RER ES ST < 3 s ] PSS À “ou <
Moi dunes éatérisge 26 op) uhhanshnmd ahinstét rod per or at Sn DNA LRU ASS D PEAR EEE EN NRRR PK ETUIS ANS RER AT RARES Le SERRES re rene RER — SSL | <
ai de S LR ESS NN re, SE
œ Q Z ® Se < an << mc si © — Li] œ Ci] en
, LA (4 | Ÿ { / \L | | à