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à Sa parité d'avant-guerre. Une politique monétairé ferme destinée à arrêter une hausse simultanée des prix en livre doit, sans déflation réelle, y parvenir, Mais 1] ne s'ensuit pas que l’interdiction d'exportation de l'or doive être levée. Lier les prix en livre aux prix en dollar au moment où ces derniers atteignent les sommets de leurs cours, par suite d’une vague de hausse qui ne s’est pas fait sentir pareillement chez nous, serait aller audevant de nombreuses difficultés. Car lorsque cette vague retomberait en Amérique, nous subirions tous les conire-coups de la crise, Nous ne pourrions lier les prix en livre à ceux en dollar sans courir de risques pour notre bien-être que si le niveau moyen des prix en dollar se stabilisait à un niveau un peu plus élevé que celui atteint ces temps derniers,
Lever l'interdiction d’exporter de l’or revient à affirmer que la livre est à la parité du dollar et s’y maintiendra, J’estime que la procédure la plus recommandable consiste à s’en assurer d’abord, et à le proclamer ensuite et non pas à le proclamer d’abord et à espérer ensuite qu'il en sera ainsi.
Ce n’est donc qu’en dernier lieu qu'il conviendra de lever cette interdiction pour revenir aux conditions d’avant-guerre et non en premier lieu. La seule déclaration sensée à faire serait de s’engager à ne pas lever l'interdiction avant que la livre ne se soit maintenue pendant un certain temps à sa parité ancienne et avant que ne $e soient effectués Jes ajustements fondamentaux nécessaires.
En même temps, si nous voulons revenir à la parité d’avant-guerre, il faut l’établir d’abord en fait en élevant le taux de l’escompte et en limitant les emprunts étran-
gers. Tout en n’attachant personnellement aucune impor-
tance au retour à la parité, j’estime que pareille mesure peut se justifier du fait de l'intérêt qu'il y a À stabiliser notre propre situation. Je ne pense pas, étant donné le niveau actuel des prix et ses tendances, qu’un taux
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