‹ Essais de philologie françaiseChapitre 109 sur 251 · XXIX. — DOUVE · texte numérisé non relu

XXIX. — DOUVE

Littré distingue trois mots douve: i° planche d'un tonneau; 2° variété de renoncule, plante; 30 ver qui se trouve dans le foie malade du mouton. L'étymologie de douve étant solidement établie (lat. doga, emprunté du grec csyjj), Littré a proposé de rattacher douve 2 et douve 3 à la même étymologie. En effet, dit-il, le nom de la douve, fossé, a été transporté à la douve, plante, qui croît dans les douves pleines d'eau, dans les marais, et peut-être le foie rempli de douves a-t-il été comparé à une douve marécageuse. Le Dictionnaire général de MM. Hatzfeld et Darmesteter, allant plus loin dans cette voie, ne fait qu'un mot douve. Il relie douve 1 et douve 2 comme Littré; quant à douve 3, il l'explique en disant qu'on croit ce ver engendré par les douves (plantes) que mange le mouton. Le point de départ de cette explication est déjà dans Cotgrave, où on lit:

« Douve, a certeine hearbe that kils the sheepe which eat of it ; Douves, a mortall discase bred in sheeps pluckes or intrails bv th'cuting oi" the hearbe aforesaid. »

La comparaison de la lexicographie provençale moderne confirme l'identité de douve 2 et de douve 3.

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