‹ Essais de philologie françaiseChapitre 117 sur 251 · XXXIII. — anc. franc. ENFERGER · texte numérisé non relu

XXXIII. — anc. franc. ENFERGER

M. Meyer-Lùbke place le franc, dialectal enfer ger, anc. franc, enjergier, charger de fers, entraver, à côté du roumain fereca comme représentant un type lat. * inferricare. Mais dans les exemples réunis par M . Godefroy, à l'article enjergier, il n'y a aucune trace de formes comme *enferchier, *enferkier, qui seraient de nature à appuyer l'étymologie * inferricare. Si l'on compare les formes provençales (Mistral, v° enferriaï), on remarque également l'absence de * enfergar. Le type lat. est donc

i. Romani a, XII, 587.

2. Cf. dans le censier de Clareuil, p. p. M. Chabaneau (Joe. laiid. p. 156): la part Ne Helias de Malmont. Mais l'emploi d'un cas sujet En^ n'est pas aussi exceptionnel que je l'ai dit : il se trouve non seulement dans la coutume de S1 Bonnet-le-Château, mais très fréquemment dans les chartes du Velay, publiées par Chassaing, et quelquefois dans le cartulaire de Conques.

3., Mistral n'enregistre que les formes enferria, enferria, enferïha, enjarlha. Mais à Saint-Yrieix-la-Montagne on dit enforja, c'est-àdire que, même dans le domaine de la langue d'oc, le groupe latin rj est traité comme en français.

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sûrement * inferriare. Il ne faut pas d'ailleurs considérer que nous avons là fermai -f- tare, mais *ferria (cf. Pane, franc, forges) + are.

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